"Dérangeant", il est vrai, est le mot qui convient le mieux sans doute pour décrire cet album. Tout d'abord, il est vrai que la crauté passagère de David B. enfant, m'a parfois un peu choqué, ce penchant pour la violence, pour les grandes batailles, mais finalement on finit par comprendre que c'est par la, que ce dernier exprime ce que Jean Christophe exprime par ses crises. Et une fois passée cette première répulsion, on ne peut que se passioner pour l'histoire de Jean Christophe et de sa famille.
Le scénario est très bien construit, bien ficelé, et l'on ne s'ennuit pas un seul instant. Au niveau des dessisns, c'est très bien fait; à la fois simple, mais très expressif, et ces derniers cadrent très bien avec l'histoire. Un premier tome qui pose les bases d'une grande série, et qui promet sans ancun doute un très belle suite
David B nous donne tout de suite le ton dés la première planche, ça n'a pas dû être facile tout les jours de passer par ces étapes étant jeune voilà ce que je me suis dis dés la premier planche.
Au file de l'album on a l'impression de rentrer vraiment dans la vie intime de l'auteur, que nous sommes les seuls à le lire. L'auteur se livre complétement il rentre dans le vif du sujet et c'est ce que j'ai apprécié dans cet opus.
Le scénario est bien construit on comprend le désaroit des parents qui ne savent plus quoi entreprendre pour sauver leur fils, Pierre François qui commence à comprendre ce qu'est cettemaladie.
Les dessins sont bien approprié à l'histoire, dés que nous sommes en situation d'angouasse le trait se fait plus noir.
En fait David B ne triche pas, c'est ce qui est fort. Il nous dit tout de suite comment cela se finit, en effet il n'y a pas d'interrogation à savoir si son frére va s'ensortir car on commence avec ça. Mais on est amené à lire la suite car on se demande comment la famille à pu surpasser, et combattre tout les jours cette maladie.
Lorsque j'ai refermé cet album j'ai regretté de ne pas avoir acheté le tome 2 tout de suite.
Voilà une BD qui prend aux tripes et qui ne les lâche plus avant la fin. J'ai d'abord été rebutée par le dessin, assez tourmenté, à la fois pas très travaillé et trop travaillé... Je m'explique : les décors, les personnages sont "mal dégrossis", et en même temps il y a toujours un espace qui est bourré de détails, les "monstres", notamment. De tout cela ressort une première impression de malaise.
Mais passé les premières pages, j'ai tout de suite accroché à l'histoire et j'ai avalé les 6 tomes en deux soirs. Tout y est intéressant. L'histoire elle-même, de ce gamin qui chercher désespéremment à survivre sa vie, la maladie, etc.
Le mode de narration ensuite, il commence par raconter sa vie, son frère, puis digresse dans sa jeunesse. Et dans ses souvenirs, y glisse d'autres histoires, celles de ses parents, grands-parents. Revient dans le passé de sa jeunesse, parfois revient dans le présent en se mettant en scène en train d'écrire son album.
Tout cela est bien étrange mais on perd rarement le fil.
Enfin, à travers sa vie et son expérience, David B. fait ressortir l'essence de la vie, pour quoi, pour qui on vit, comment on y est arrivé, comment on se construit et on se détruit.
Une BD autobiographique sur un thème si spécial, il fallait oser ; oser montrer sa douleur et son interprétation du mal d’un frère épileptique que l’on a vu grandir auprès de soi. Le courage aussi de raconter son histoire dans les moindres détails, de parler de ses aïeux comme de ses amis, de mettre en scène son enfance et d’analyser cette période si spéciale. Mais avant tout la fabuleuse façon de parler de cette souffrance et de cette incompréhension du destin tragique d’un être proche.
La narration peut en un sens se rapprocher de celle de « Pilules bleues » en montrant les autres facettes de la maladie et aussi les évolutions de celle-ci. Sans rentrer dans des détails médicaux, on est témoin de toutes les tentatives de cette famille qui essaye de sauver cet enfant qui se fait rejeter et qui provoque parfois la peur et la haine, tout cela à cause de l’ignorance. Le sida, comme l’épilepsie sont des sujets un peu tabous de notre société et il est arrivé que l’on dise un peu n’importe quoi à leur sujet. Dans son histoire, David B. essaye de nous faire ouvrir les yeux. C’est réussi…
Au delà du récit de sa vie, c’est aussi une interprétation minutieuse du fonctionnement de l’enfance dans lequel on se retrouve tous un peu. Il nous remémore nos souvenirs de dessins, de jeux et de bêtises.
C’est bizarre, au premier abord cet album choque, le dessin y est pour beaucoup, on ne voit pas tout de suite ou il veut en venir avec ses histoires de barbares et de samouraï, mais en multipliant les lectures et en se plongeant totalement dans cette univers, on en tire un petit quelque chose indescriptible, personnel aussi, et totalement agréable. C’est comme magique. Presque inexplicable…
Revenons au dessin ! Oui c’est vraiment spécial, mais comme l’histoire, il mérite une attention particulière et un effort pour être vraiment apprécié. Les lectures successives ici aussi auront l’effet escompté. Au travers de ce trait enfantin et de ce monochrome un peu gras, se cache un réal talent, celui de faire passer quelque chose de si fort avec si peu ! Un minimalisme totalement maîtrisé et qui ne laisse paraître que l’essentiel.
La aussi, c’est très personnel comme appréciation et assez difficile à extériorisé. Chacun réagira différemment, le rejet est un réflexe facile, mais il faut peut être aller au delà et sonder la réelle profondeur de ce tome.
Un point sur lequel on peut s’attarder est celui de la qualité physique de l’album : le papier est superbe, jaunie et un peu cartonné, c’est un régal pour le touché. L’encrage est vraiment bon, contrasté, précis et propre, on le croirais tout droit sorti de la serviette du dessinateur. La couverture souple et son graphisme sont eux aussi de grande qualité.
Voila donc un joli article de collection qui recèle un trésor de la BD. Certes ce n’est pas du tout ordinaire et il faut un peu se forcer pour aller au bout mais il y a cette petite étincelle et ce petit truc qui en font un moment magique entre émerveillement et incompréhension.