C'est le côté adulte de la SF du premier "Planètes" qui m'avait beaucoup séduit. On n'a pas si souvent dans les mains de la science-fiction contemplative et introspective, qui s'intéresse bien plus aux personnages qu'aux combats spatiaux. Avec ce deuxième tome, on prend une orientation différente, un peu plus classique et, à vrai dire, un peu moins réussie.
Ceux qui ont été séduits par le graphisme de la série ne seront pas déçus par cette deuxième livraison. Makoto Yukimura soigne ses planches comme dans la première partie de sa quadrilogie, alliant le dynamisme du découpage à l'élégance du trait. Il n'y a que quelques pages en couleurs (rigueur économique du genre oblige...) mais le mangaka maîtrise suffisamment le noir et blanc pour donner toute sa profondeur graphique à son univers futuriste.
Le récit est davantage centré sur un personnage, comme l'indique la couverture d'ailleurs. On y perd le charme de l'alternance des histoires dans le tome et on regrette l'aspect profondément humain de leurs relations que l'auteur avait si bien su retranscrire dans l'album d'ouverture. Cependant, l'ensemble se lit encore avec beaucoup d'intérêt et donne envie de poursuivre la lecture de la série. Je ne peux donc que recommander cette lecture, en espérant que les tomes 3 et 4 renoueront avec l'émouvante approche du premier épisode.
Ce deuxième tome se concentre entièrement sur Hachimaki et du coup on retrouve une plus grande continuité dans l’histoire que dans le tome précédent qui était un peu décousu.
On retrouve un Hachimaki qui en a un peu assez de sa carrière d’éboueur de l’espace et met tout en œuvre pour devenir un spationaute de renommé. Pour cela il doit d’abord arriver à faire partie du premier vol pour Jupiter parmi l’équipage du vaisseau «von Braun». Seulement, il devra faire face aux terroristes, à son père Gorô Hoshino, à sa nouvelle coéquipière Tanabé, et surtout à lui-même.
Tout en poussant Yuri et Fi en arrière-plan, ce tome va nous livrer également son lot de personnages originaux, avec le dynamique Gorô Hoshino et l’attachante Tanabé. Si Gôro Hoshino nous livre le côté action «John Woo», Tanabé, elle, nous livre une touche d’émotivité virevoltante.
Côté dessin, j’ai trouvé les visages des nouveaux personnages plus travaillés et moins kitch. Le petit bonus graphique constitué de petites histoires en quatre cases m’a par contre paru un peu superflu et inopportun.