Le style de Vanoli à "géométrie variable" est très particulier avec un dessin encore bien plus tortueux et difforme que dans la "chasse-galerie". Toutefois, l’ensemble n’est pas brouillon et les planches restent parfaitement lisible.
Le graphisme aurait pu passer facilement si le récit avait été à la hauteur. Ici, il déçoit. Certes, l’allégorie est évidente mais la fin est plate et sans saveur. La transition entre le corps du récit et la dernière planche est trop abrupte. En effet, ce conte onirique retombe dans des propos bassement matérialistes.
Sous la forme d'un petit conte, Vincent Vanoli signe ici un court récit de 20 planches intrigantes. Car autant le dire de suite, "L'arbre vengeur" est loin d'être le meilleur Vanoli. Le dessin déjà naturellement très spécial (proche de l'école expressionniste allemande) de l'auteur est ici peu mis en valeur.
On retrouve certes une poignée de planches parfaitement réussies et presque belles mais le format de la collection bride ce rendu.
L'histoire en elle même se rapproche plus du conte avec une morale qui est un peu abrupte mais qui clôture le scénario avec un ton égal : à la fois original et comique, un comique noir, absurde, mais qui est le meilleur élément de cette BD pour le moins modeste dans l'ensemble.