Ça y est, la voilà la grande aventure !
L'aspect financier n'est presque plus évoqué, l'argent, Largo il l'a.
La série donne désormais dans la frénésie, la valeur individuelle, dans les retrouvailles et Largo, en sur-homme (pour lui une position normale) doit sauver deux de ses amis d'un coup (pourquoi se priver ?).
Vous l'aurez senti sous mes propos, je ne suis pas franchement emballé.
Le livre, typé à dominante "aventure" manque d'humour et de surprises.
Oh, certes, des morts n'en sont pas (ou pas au bon moment), des traitres sortent de tous les tiroirs, mais le scénario est convenu. Il faut au lecteur des rebondissements ? Allez on en sort un petit de la manche secrète de "Tonton Van Hamme".
D'accord, le décor change un peu, et de nouveaux protagonistes apparaissent. Largo, bien avant l'heure est l'homme de toutes les mondialisations, et, évidemment, en sus, l'homme de toutes les situations.
Parfois, ça use. On revient à plus d'humanité ?
Ce septième tome débute par un coup monté assez classique, dont Simon Ovronnaz est la victime. L’avantage de concentrer ce nouveau récit sur Simon Ovronnaz au lieu de Largo Winch, permet à Jean Van Hamme de laisser les intrigues financières auxquelles il nous avait habituées de côté et de baigner ce tome dans l’aventure, bien loin des conseils d’administration barbant du Groupe W.
Evidemment, Jean Van Hamme ne va pas se limiter à de l’action pure et dure, et va donc intégrer une intrigue géopolitique à son histoire, au fil des pages. CIA, militaires birmans, narcotrafiquants et rebelles armés sont donc au programme de ce nouveau puzzle mis en place par Van Hamme.
Côté graphisme, Philippe Francq semble également à l’aise dans les décors montagneux ou au milieu de la jungle birmane. Cela doit le changer des habituelles salles de réunions.
Enfin un changement dans les "Largo Winch" ...
Pour une fois, il semblerait qu'il n'y ait pas de "pourri" au Conseil d'Administration du Groupe W qui en voudrait à Largo ... et cette fois, ce n'est pas Largo qui a des problèmes, mais Simon ...
On a vraiment droit à un scénario exotique sur fond de politique internationale et de Guerre Froide ... c'est toujours aussi gros à avaler, mais ça passe toujours aussi bien !
Largo est de plus en plus énervant : en plus d'être beau, intelligent et riche, il a des relations partout (il connait le chef d'un village birman !!!!!!), a vécu partout ... quel flair ce Nerio quand il a choisi son héritier (quelle chance surtout !!!!).
Les dessins sont en amélioration selon moi : les décors (montagne ou jungle) sont vraiment réussis et contribuent à ce changement d'ambiance.
Bref, l'intro du dyptique "jaune" est réussie !
Cette fois ci, c'est pas Largo qui a des probleme mais son pote Simon... voyez plutot : accusé d'un pseudo-meurtre en Birmanie pour des raisons obscures... bien entendu, Largo est plus ou moins impliqué (normal !)
Encore une histoire de Van Hamme avec un fond politique qui s'annonce tres périlleux pour notre héros...
Sinon cotés dessins, Francq a cette fois ci plus de boulot je trouve ! et il le fait plutot pas mal ! Il a eu à dessiner des decors beaucoup plus majestueux (j'aime beaucoup le passage ou Largo est au ski par exemple... ou encore la jungle birmanienne...) J'aime beaucoup de toute facon ce trait réaliste qu'il donne à ses personnages, il a vraiment la classe le Largo quand meme !