Il est des livres qu’on ouvre et qu’on ne referme jamais vraiment. "Le combat ordinaire" fait partie de ceux la, cette œuvre a marqué mon esprit pour longtemps je crois.
Et pourtant l’histoire ne paie pas de mine. Marco est photographe, arrivé à un tournant de sa vie il a envie d’autre chose. Il arrête sa psychanalyse déménage et fais une pause dans son job. L’histoire ne casse pas des briques. Oui mais à travers la vie de ce personnage qui s’interroge sur sa vie, son passé, son futur j’ai été transporté par toutes ces questions et touché par le combat ordinaire d’un homme qui ne l’est pas moins.
Beaucoup disent aimer la vie de ce personnage parce qu’il lui ressemble. Ce n’est pas vraiment mon cas même si on se retrouve forcement dans ce personnage complexe, sensible et rustre à la fois. Je n’ai pas forcement ses loisirs ni son mode de vie mais je suis touché par son histoire et son combat. Je ne connais pas exactement la part autobiographique de cette série, il est évident qu’il y a une part personnelle tant ce récit parle vrai.
Côté dessins j’aime beaucoup. D’abord parce qu’il colle parfaitement bien à cette histoire et ensuite parce que Larcenet met toute une symbolique derrière, les pages aux crayons, les bulles qui prennent prêt d’une case à coté des pages sans parole, les yeux des personnages qui traduisent et font passer leurs émotions.
Cette œuvre aura donc marqué une partie de moi même comme le film « l’auberge espagnol », comme la ville de Rome au mois d’avril, comme mon premier baiser, comme certaines de mes rencontres… Tous ces événements qui à eux seul ne signifient pas grand chose mais qui font parti de ce qui je suis.
Je n'aime pas les dessins de Larcenet... mais j'aime ses albums
Un album qui fait réfléchir, même s'il n'est pas complètement philosophique. On est forcément touché par la vie quotidienne de ce personnage, une vie de tous les jours, simple, tendre, mais pas toujours gaie.
Un nouvel avis sur cette série qui en compte déjà énormément…
Un album qui mérite le détour et qui n’usurpe pas sa popularité…
Un scénario tout simple en première lecture, et tellement riche en seconde lecture…
Une histoire ordinaire, celle d’un photographe fatigué qui délaisse la photo…
Un combat attachant pour l’amour, l‘amitié, la vie quoi...
Après ma première lecture, je me suis dit boaf, pourquoi tant de bruit, moi je vais mettre 3 étoiles et puis passer à autre chose. Tout de même étonné par mon manque d’enthousiasme sur un album qui en suscite tant, j’ai décidé d’attendre un peu et de laisser mûrir mon avis. Je me suis alors surpris à repenser à cet album, souvent.
Je viens de le relire et la seconde lecture a été bien plus forte. J’ai fortement apprécié le travail sur les détails, l’humour, le dessin beaucoup moins naif qu’il n’y paraît, les dialogues riches, justes et parfois tellement forts. J’adore les « silences » de l’abum, ces cases qui ne disent rien et pourtant qui font passer tant d’émotions!
J’ai nettement moins apprécié la fascination de Marco pour les « gros pétards » et lorsqu’avec son frère, il fume en présence de Naima enceinte je le trouve vraiment très con. Quel intérêt Larcenet a-t-il vu à mettre tant d’emphase sur cet aspect de Marco et son frère? Cela reste un mystère pour moi.
Enfin, les horreurs banales qui parsèment l’abum m’ont touché, révolté et fait réfléchir. Et le dernière case est… pfffff waouw !
Une lecture subtile et qui laisse une trace, longtemps...
C'est en relisant ce Larcenet que j'ai constaté que je n'en avais pas fait la chronique au moment de sa sortie. Voilà donc quelques lignes pour confirmer que l'album supporte aisément la relecture et pour aller dans le sens de l'enthousisame général.
Larcenet s'est fait connaître dans "Fluide glacial". Mais l'auteur de "Bill Baroud" ou de "La légende de Robin des Bois" a plus d'une corde à son arc. Des albums comme "Une aventure rocambolesque de..." ont prouvé que Larcenet savait s'illustrer autrement que par un humour azimuté. "Le combat ordinaire" n'a donc rien à voir avec "Nic Oumouk" : c'est un roman graphique, une oeuvre qui joue sur l'émotion et les sentiments - sans pour autant bannir l'humour, encore très présent. Les amateurs exclusifs de délire humoristique sont donc prévenus.
Il y a des similitudes de thème avec "Le retour à la terre". Sans doute parce que Larcenet a mis de sa personne dans son personnage principal, rongé par l'angoisse et éprouvant des difficultés à affronter la vie quotidienne. Marco est très crédible et le lecteur s'y retrouvera probablement un peu (voire beaucoup pour les plus atteints ). A l'instar de "Monsieur Jean", "Le combat ordinaire" met en scène des gens ordinaires menant une vie ordinaire. Et comme Dupuy et Berberian, Larcenet parvient à magnifier le quotidien pour toucher profondément le lecteur.
L'album est hyper agréable à lire. Les personnages sont fouillés et plus complexes qu'ils ne le paraissent au premier abord (je pense particulièrement au vieux monsieur, bien sûr). Ce premier tome est riche, emballant, émouvant, captivant. On comprend que tant d'internautes aient été séduits : il serait dommage que vous passiez à côté ce ce qui est certainement le meilleur album de Larcenet.
Alors, annonçons tout de suite la couleur ! malgré mes presque 30 ans, je ne me suis pas du tout reconnu dans le personnage de Marco : pas les mêmes occupations, pas les mêmes pré-occupations et pas d'obsessions.
Mais après tout, doit-on se reconnaitre pour apprécier ce Larcenet ? pas vraiment !
Le titre annonce d'emblée la couleur : la vie de tous les jours, la vie de Marco. Sans être passionante, Larcenet nous invite à partager l'intimité de son personnage et réussit son pari.
Les pages défilent agréablement et on alterne entre rires, sourires et tristesse. Le tout se fait de manière très fluide ... c'est bien foutu quoi !
Le dessin, on aime ou on aime pas ... c'est assez minimaliste, assez maladroit, mais ça donne finalement un style plaisant (à mes yeux). Je pense qu'on s'habitue assez vite.
Le mot qui convient est sobre en fait ... et c'est cette sobriété qui fait, à mon sens, la qualité de l'oeuvre car on la retrouve aussi bien au niveau du dessin, de la narration et de l'intrigue.
Bref, une BD qu'il faut résolument lire .... finalement, je vais mettre 4/5 !!!! lol
Je dois avouer l'avoir acheter sur le conseil de mon libraire sans plus y croire. J'assimilai Larcenet à "Bill Baroud" que je lis dans Fluide mais n'achète pas en album.
Et là ... je me suis pris au jeu et j'ai vite accroché à ces personnages et à la mise en place d'une histoire que je sentais passionnante tant par le scénario que par le dessin simple et juste de l'auteur... Vite, la suite !
Un album abouti.
Larcenet se sent bien à la campagne où il s'est installé. Tout comme Marco, le personnage central de cet opus, qui s'y ressource, loin des séances chez son psy. C'est pourtant sur le divan de celui-ci que s'ouvre le récit.
Après les rituels familiaux, c'est la route vers son havre de paix, qu'il ne partage qu'avec Adolf, un chat caractériel.
Photographe de presse en année sabbatique, il va tenter de faire le point, au gré de rencontres insolites (un voisin chasseur, un petit vieux sympa mais au passé douteux, une charmante vétérinaire). Une chronique douce-amère, où les paysages, magnifiquement dessinés, donnent une ambiance lumineuse.
Le combat ordinaire raconte les aléas de la vie de Marco, jeune photographe qui a "décroché". Cette série se veut le témoignage de notre société, une sorte de caricature brassant bon nombre de thèmes actuels : célibat, déboires sentimentaux, difficulté de la vie de couple, relations difficiles avec les parents et la famille, vie professionnel en "stand by", tissu économique déplorable et milieu politique "je-m-enfoutiste". Ces thèmes, qui interpellent tout un chacun, procurent à la bd une touche de sincérité indéniable qui la rend intéressante à lire. Par contre, si la bd est plaisante au moment de sa lecture, j’en ai retenu peu de choses après l'avoir refermé, et c’est bien dommage . . . la faute sans doute à un fil conducteur trop délié.
J'aime beaucoup Larcenet pour son humour et son dessin. J'aime aussi la personne et la plupart de ses idées, mais pourtant je ne m'identifie pas à lui. Et c'est également le cas pour le personnage du Combat Ordinaire : je ne m'identifie pas à lui et à ses idées. Et j'ai le sentiment qu'on ressent d'autant mieux la BD en question lorsqu'on se sent proche du héros et qu'on se dit qu'on réagirait comme lui dans telle ou telle situation. Et moi, justement, ce n'est pas mon cas.
Alors je trouve cette BD sympa, certaines scènes touchantes, d'autres scènes intelligentes. C'est donc une BD que je trouve pas mal, réalisée par un auteur que j'aime bien, mais son message et son contenu ne m'ont pas atteint comme ils auraient pu.
Et quand je vois tous ces gens balancer des "GeoOorges" sur le net depuis qu'ils ont lu cette BD (non, je ne vise pas la critique précédente ), ça ne me fait ni chaud ni froid et ça me fait craindre un peu l'effet de mode qui était déjà actif avant même Angoulême. Quoiqu'il en soit, je considère "Le combat ordinaire" comme un bon One-Shot. Personnellement je ne l'achéterai pas, mais je suis sûr (et je vois) qu'elle plaît à beaucoup d'autres.
Comment peut-on acheter une BD au dessin si enfantin, au graphisme aussi sommaire et puis crier partout au chef-d’œuvre? Voilà, une question à laquelle j’ai longtemps cherché une réponse et c’est donc las et bien décidé de lever le voile sur cette usurpation primée à Angoulême que j’ai acheté ce premier tome!
Je commencerais donc par dire que dans le Combat Ordinaire, c’est surtout le dessin qui est ordinaire. Ok, je dois avouer que ce dessin simpliste colle parfaitement à la simplicité du personnage de Marco et qu’on s’y attache au petit Marco … et au dessin aussi (eh zut, raté).
Bon, mais de là à aborder des sujets délicats et très forts comme la solitude, les relations sociales, amoureuses, familiales, le jugement d’autrui et autres avec un dessin pareil, il ne faut pas pousser quand même! Et pourtant, ces sujets sont abordés de manière si intelligente, voir drôle ou même hilarante et avec une telle justesse que ce dessin s'y prête parfaitement. Je suis même obligé de dire que la simplicité du dessin ajoute de la sincérité à l’histoire et oblige le lecteur à se concentrer sur le fond très profond du récit (et rezut!).
Me sentant donc obligé de rejoindre les avis positifs sur cet album, il ne me restait donc plus qu’à trouver une excuse pour ne pas donner la note maximale et j’ai finit par trouver (aaahh). Une scène qui montre deux types qui fument un pétard à côté d’une femme enceinte doit être sanctionnée et c’est donc pourquoi je ne donne pas le maximum pour cet album. Malheureusement, je dois déjà avouer que Larcenet m’obligera à mettre la note maximale au tome suivant, où nos deux frères iront systématiquement fumer dehors (zut, zut et rezut).
L’histoire de Marco, son combat contre lui-même, ses angoisses, ses sentiments, ses émotions, ses interrogations, ses attentes, ses réflexions, touchent le lecteur comme il faut et où il faut. Une BD introspective, drôle, bouleversante, spontanée, émouvante, hilarante, intelligente et profonde sur la vie de tous les jours, pleine d’humanité, d’humilité, de finesse, de tendresse et de charme. Une balançoire entre drôlerie et philosophie!
Et si cet album ne deviendra peut-être jamais culte, son Geeeooorges l’est déjà pour moi, car cette scène (ainsi que celle avec son père regardant les bateaux) m’a fait hurler de rire!
Et pour terminer cette critique sur la même note que l’album de Larcenet: "Tout... Tout est mieux avec Combat Ordinaire dans sa bibliothèque que sans !"
Cette bd illustre parfaitement, pour moi, l'expression "laisser sur le cul".
Ce qui laisse sans voix, c'est la justesse du ton employé, c'est assez impressionnant ! Larcenet alterne les scènes rigolotes avec les scènes graves, sans ruptures, tout coule de source. Et il a une façon d'aborder les choses, je ne sais pas comment dire, mais ça nous parle. On se sent en plus concerné par le fait que la vie quotidienne est ici décrite, et que chacun peut se dire "tiens je l'ai vécu ça", on se reconnaît là-dedans, et on se sent touché, de voir avec quelle dextérité Larcenet met le doigt sur les choses... Cette bd, c'est en définitive un grand d'émotions : on est ému, mais on se marre aussi, ne l'oublions pas...
Alors certes, le dessin peut rebuter au premier abord (ce fut mon cas), mais il sert parfaitement la bd et ne m'a absolument pas choqué ni gêné pendant ma lecture...
C'est une petite perle, à lire absolument !
Son titre resume parfaitement le thème de la bd : la vie d'un photographe bousculée par ses angoisses et ses rencontres entremélée de moment de plénitude avec son frère, son voisin à la retraite et sa petite amie.
Le graphisme particulier de Larcenet s'accorde à cette histoire simple, ancrée dans notre réalité et on oublie vite ce qui avait pu nous rebuter au premier abord.
Entre humour et sujets graves, on se retrouve dans les contrastes de sa vie si entrainante bien qu'ordinaire.
C'est une belle tranche de vie que cette histoire !
Un scénario mettant en scène un personnage à la fois simple et touchant, qui vit à sa façon des situations de la vie de tous les jours. Rien d'extraordinaire à première vue et pourtant on passe un très agréable moment tinté d'humour (j'adore ces soirées entres frères et le stéréotype de la maman poule ! ) et de réflexions sur des questions existentielles (l'amour, la mort, la maladie, la vieillesse...).
On se prend ainsi à se poser des questions sur sa propre existence en se remémorant ses expériences personnelles ! Alors OUI, cette BD est vraiment bonne !
La diversité est une bonne chose et cet album nous montre encore combien la BD ne se cantonne pas à des sujets futils et qu'elle peut tout aussi bien traiter des thèmes propices à reflexion.
Posons les bases, c’est une BD culte que nous a mijoté Larcenet. Pour avoir re-re-re-re-re-lu ce premier tome hier soir, force est de constater que le combat ordinaire est un petit bijou.
Côté dessin, pas d’inquiétude à avoir dans la mesure où j’appréciais déjà le style (assez caractéristique) de Larcenet lorsque je lisais Fluide Glacial. C’est simple, efficace, c’est tout juste si l’on remarque que Larcenet exagère un poil les nez de ses personnages (y aurait-il un quelconque complexe caché derrière tout ça ?).
Mais la force du combat ordinaire se situe dans son scénario… Certes celui-ci est assez banal dans la mesure où l’histoire nous raconte la vie d’un mec un peu névrosé mais somme toute ordinaire. Mais le récit de la vie de cet homme est fait avec une telle tendresse, une telle sincérité que la banalité en devient bouleversante. A travers les réflexions sur la société, les peurs de l’engagement, les angoisses de la mort, les relations paternelles délicates et l’amour, chacun doit se sentir profondément touché par cette excellente BD. En tout cas, moi je le suis !
Je me suis toujours méfié des prix Angoulémiens et de ce genre de BD psycho-réflexioniste.
J'ai longuement hésité avant d'acheter "Le combat ordinaire" et en plus je ne connaissais pas Larcenet.
Et puis hier soir, au lit, la révélation ...
Cette BD tu la prends en pleine poire...
Le graphisme est vraiment minimaliste, mais tout y est. On sent une grande maîtrise de l'artiste dans le coup de crayon et ce qui a première vue semble du gribouillage ( ex: les arbres, les croquis à l'encre,) demande une sacré expérience. La mise en scène est parfaite, les couleurs chaudes mais discrètes et les cases sainement épurées.
Côté scénario...c'est aussi béton. On voit vraiment pas les pages défiler. L'histoire est vraiment originale et nous compte l'histoire de ce gars, "fatigué", qui ne vit que pour satisfaire ses envies, combler son mode de vie, ou tout simplement vivre égoïstement et en profiter.
Malgré cela il se rend compte quelles sont vraiment les priorités de l'existence et les êtres sans lesquels la vie n'est rien ou pas grand chose.
En conclusion: méfiez vous des apparences et confiez vous aux bonnes personnes.
Comme le dit ma chérie "C'est l'histoire d'un mec", un gars ordinaire qui se remet en question...sur sa vie, sur la vie et ses tournants.
Il est vrai que j'apprecie ce genre de Bd aux tendances socio-philosophique, mais là, les Larcenet (patrice à la couleur & emmanuel ou plutôt manu pour le reste)m'ont bleuffés ! J’ai tout simplement beaucoup aimé cet album par et pour ces remises en question, ces jugements précoces qui se font naturellement : par exemple, comment connaître autrui sans juger, dur dur !
C'est donc un album incontournable, des plus touchant que je connaisse et véritablement humain... il y a la dedans bien plus que de la psychologie derrière cette histoire dite "ordinaire". Et les dessins simplistes digne de Larcenet font que le lecteur se préoccupe plus à l'histoire et ressent cette émotion, ce sentiment à fleur de peau… hé les mec ! ce n'est pas pour rien que cet album fut primé a Angoulème !!!
Bref, une belle Bd - comme j'aimerai en voir plus - qui prend conscience de la réalité et de la complexité de la vie…
Je dois avouer que je suis passé bien des fois devant cet album sans jamais le regarder plus que ça, sans jamais ne serait-ce que l’entrouvrir… Puis après avoir remarqué l’engouement dont le coinBDéconneurs ont fait preuve face à cet album, je me dis qu’il faudrait peut-être que j’y jette un œil…
Alors je l’emprunte à ma médiathèque préférée, et je me mets à le lire. Il se lit assez facilement et je dois dire que les premières pages sont loin d’être passionnantes… Alors évidemment déjà il y a le dessin, Larcenet comme dirais certains, on aime ou on n’aime pas, mais personnellement, sans être fan j’apprécie Larcenet, surtout dans ses albums humoristiques comme La légende de Robin des bois…
Mais pour ce qui est du scénario, je ne comprends pas pourquoi tout le monde dit avoir été tellement touché, bouleversé par cet album. Personnellement, la première moitié de l’album est sans grand intérêt, puis on commence à s’attacher quelque peu à notre héros, mais rien de transcendant, alors on continu. Puis on arrive à la fin et on se dit voila une histoire gentillette, bien sympathique, sans grande originalité, mais il nous avais prévenu dans le titre, alors qu’en penser…
Je dirais que c’est un album agréable, et c’est déjà pas mal…
Après avoir lu tellement d'avis positifs ici et là sur cette BD, je me suis enfin décidé à la lire. Et là, je me demande bien pourquoi un tel engouement collectif pour cette oeuvre intimiste.
Commençons par le dessin. Certes, d'aucun me diront que nous avons là affaire au style de Manu Larcenet. Je dois dire que je ne suis pas un accro de ce trait bien particulier. Les personnages sont très légers, limite naïfs. A contrario, il faut avouer que certains paysages sont plutôt bien fichus.
Coté scénario, "Le combat ordinaire" porte effectivement bien son nom. L'histoire du personnage principal peut effectivement faire surgir chez tout un chacun une certaine impression de "déjà vécu" plus ou moins touchante. Mais bon, selon moi, globalement rien d'extraordinaire dans cette succession de scénettes.
En bref, une BD à lire de manière à savoir de quoi tout le monde parle, mais de là à faire une telle unanimité...
"Le combat ordinaire" : Tout est dans le titre ! larcenet n'est jamais aussi bon que dans l'introspection et les obsessions ordinaires du quidam moyen.
Cet album ne paira pas à tout le monde, c'est avant tout celui d'une génération possédant ses codes, son référentiel, c'est en cela je crois la principale faiblesse de cette oeuvre. Elle ne s'adresse tout simplement pas à tout le monde et beaucoup resteront froids devant cette histoire.
En revanche pour les trentenaires, c'est un pur régal et chacun retrouvera une partie de son histoire, de ses doutes et ses interrogations qui naissent immanquablement de cette période charnière dans la vie de toute personne.
De plus le dessin de Larcenet est un joyau d'expressivité que je ne retrouve que dans les dessins de bill Watterson (le papa de calvin et Hobbes). Sous une apparence trompeuse de simplicité, Larcenet est capable capable d'imprimer à ses personnages une palette phénoménale d'émotions. Il insuffle à ses personnages une vie et une profondeur qui nous prennent aux tripes.
Du grand Art, merci Monsieur Larcenet.
"C"est l'histoire d'un mec" qui n'est pas bien dans sa peau. Ca fait huit ans qu'il va chez le psy et au bout d'un moment il pense aller mieux. On peut se dire qu'au bout de tant d'années de psychanalyse, ça a porté ses fruits... mais non, le mec est toujours aussi "névrosé". Il a perdu toute envie mais ne sait pas pourquoi... à part son chat et ses gros pétards, ya pas grand chose qui l'intéresse dans la vie. Mais il tente tout de même de construire quelque chose grâce à sa relation avec cet homme mystérieux et avec une fille. Mais Marco n'a pas goût à la vie ni à l'amour.
Son histoire n'est pas évidente, c'est un combat de tous les jours contre lui-même, contre une partie de lui. C'est très certainement une oeuvre autobiographique que nous propose Manu Larcenet tellement les sentiments, les craintes, les angoisses semblent réelles et extrêmement bien représentés et exprimés par le personnage principal.
Heureusement, la dernière page nous redonne l'espoir que Marco peut s'en sortir et celà grâce à sa bien-aimée.
Je croyais ne mettre que 4 étoiles au "Le combat ordinaire". Mais en fait, non. Je le lis, puis le relis, puis le re-re-re-relis et ainsi de suite, et je l'achète, et voilà que je le relis encore plus.
Y'a pas à dire, c'est génial. Le dessin c'est du très bon. Original's, j'adore tout, des persos aux paysages naturels, aux pages d'introspection, ce mec a un style hallucinant, expressif, efficace, sensible, ça arrache la pelouse et ça déchire la grand-mère.
L'histoire, mine de rien, m'est rentrée dans la tête... J'aime pas trop quand les auteurs affichent et publient leur tranche de vie comme d'autres exhibent des cicatrices....
Là Larcenet* évite tous les clichés pénibles du grattage de nombril, c'est une des meilleurs autobiographie déguisée que j'aie jamais lue.
Et puis c'est super marrant, le "Geooorges" est déjà passé dans le langage courant.
La fin... C'est bien simple, elle me bouleversifie, elle me retournationne, c'est touchant, c'est …Argh !
"Tout... Tout est mieux avec toi que sans."
p***** ! Le jour où un mec me sort ça je l'épouse dans la demi-heure suivante !