421 est un agent secret britannique éminemment sympathique et qui possède un côté assez franchouillard, dragueur impénitent, et qui apprécie bien son petit confort, ce qui ne l’empêche pas de mener ses missions à bien. Il est surprenant de noter que ce personnage ne possède nullement ce qui fait la caractéristique d’un agent britannique dans l’imaginaire collectif : c’est-à-dire une personnalité stylée, tirée à quatre épingles, et qui après maintes péripéties se recoiffe devant la glace.
Rien de « James Bond » dans cette bande dessinée qui est, elle aussi, très sympathique voire un peu trop à mon goût. C’est agréable à lire, on voyage beaucoup et les différentes scènes s’enchaînent sans heurts mais aucune véritable surprise ne vient rompre une histoire un peu monotone. Vers la fin de ma lecture une certaine lassitude s’est emparée de moi mêlée à une impatience teintée d’agacement de connaître le dénouement.
J’ai bien apprécié, en revanche, la collaboration entre plusieurs agents secrets de pays différents. Le titre de cette bande dessinée est d’ailleurs très bien choisi.
Cette histoire baigne dans le milieu de l’espionnage, et le degré de violence est très bien adapté de façon à ne pas prendre les jeunes lecteurs (auxquels cette bande dessinée s’adresse) pour des imbéciles.
Les illustrations sont typiques des éditions Dupuis, avec des personnages au style sympathique et décontracté. Les filles y sont adorables et très sexy.
Si j’ai bien lu cette bande dessinée, je pense qu’il y a une incohérence scénaristique à la page 27, où le héros pose une question dont il connaît déjà la réponse. Mais peut-être d’autres lecteurs auront mieux compris que moi. Malgré ce couac, cet ouvrage se lit sans déplaisir mais est peut-être un peu trop sage.