Voilà, je me rends : malgré mes réticences envers le genre et envers la série, cet album n'est pas loin du chef-d'oeuvre.
C'est vrai que l'histoire n'y progresse pas vraiment. Quelques pistes tout au plus... Pelisse dont le comportement change et nous fait nous questionner sur la suite. Mais les personnages s'approfondissent et cela permettra de hisser la finale à un niveau bien plus élevé que le point de départ.
C'est vrai aussi que le fantastique n'est en un sens qu'une formidable machine à recycler les idées et les mythes. Tout rappelle ici les codes d'honneur des arts martiaux et de la chevalerie. Mais condensé et rendu dans un style tout à fait convaincant. Ce Rige, quel personnage !
L'épisode tient du huis clos tropical et étouffant, mais parfaitement maîtrisé, où la mort prend tous les visages, du plus dégoûtant au plus noble. Solide construction, d'ailleurs, qui va du vieil animal respectueusement abattu, au début, à la mort finale de l'abatteur.
Dès la première page de cet album, j'ai compris que le graphisme serait différent, plus tourné vers l'avenir est moins vieillot. Cette impression se confirme tout au long de l'album : le vert de la forêt est plus intense, les couleurs sont plus contrastées, permettant ainsi à l'ensemble de gagner en relief et en qualité. Le traits est moins hésitant, plus sûr... Et d'un seul coup, c'est une véritable impression de maîtrise qui se dégage de cet album. Dessins et couleur ont été la bonne surprise de cette histoire.
Du côté du scénario, je suis un peu plus perplexe. Grosso modo, Bragon, Pelisse, l'Inconnu et Bulrog savent désormais où se rendre pour trouver l'oiseau du temps demandé par Mara. Mais pour y parvenir, ils doivent traverser le territoire du Rige, redoutable chasseur et maître de Bragon. J'ai comme l'impression que sur le papier, cela ressemble à un intermède car finalement, la trame générale n'avance pas des masses avec le scénario présenté dans cet album. En effet, à part s'approcher physiquement de leur but, cet album ne propose pas grand'chose de plus sur la quête de l'oiseau du temps. Donc pour le scénario, cela ne me semblait pas véritablement convaincant. Et pourtant, les auteurs profitent de cet intermède pour nous présenter d'autres facettes de la personnalité de nos héros, qui eux aussi peuvent faillir, qui eux aussi ont des défauts. L'ensemble de cette histoire, sur fond de noblesse d'âme, sur fond de respect, sur fond d'esprit chevaleresque au premier sens du terme, est assez touchant. Ce Bulrog, ce Rige, ce Bragon, ces regards, ces réflexions, ces idées : tout cela donne du sens à cette quête, à cette épreuve... Seul le personnage récurrent de Fol de Dol commence à m'énerver par son côté virevoltant. Les autres personnages sont vraiment intéressants, vraiment profonds, vraiment compliqué. C'est à mon sens avec ce tome que l'histoire toute bête dune petite quête prend une autre dimension, les personnages devenant vraiment touchants et complexes...
Un très bon tome qui permet de découvrir les héros autrement, qui permet à la série de prendre un envol graphique, mais qui présente aussi une petite intrigue qui ne fait pas avancer beaucoup la trame générale.
Le plaisir est toujours aussi intense à la lecture de ce volume où notre groupe d’aventuriers va devoir traverser le territoire du Rige pour atteindre le « doigt du ciel». Un Rige énigmatique, d’une grande dignité et d’une grande placidité qui va donner beaucoup de fil à retordre à nos héros.
Parmi les satisfactions que m’ont apporté cet opus, je dirai, de toute évidence, une quête passionnante et motivante pour le lecteur, condition siné qua non pour une série de ce type. Et, pour ne rien gâcher, un humour toujours présent qui nous aide à relativiser l’ambition de l’œuvre et sa dimension épique. Je n’hésiterai pas à citer ces répliques, alors que suite à un combat intense qui a laissé des traces, Bulrog ne se souvient plus de ce qui s’est passé. Ces compagnons lui décrivent en ces termes les évènements précédents : « Que s’est-il passé ? Oh le train-train habituel ! Bagarres, poursuites, fatigue, faim et pieds gelés, coups de gueule et réconciliation ! Sans oublier bien sûr une pointe… ou deux, hm… d’érotisme ! Bref… petite épopée… et grandes misères…mais on s’y fait, tu verras ! Eh oui mon vieux, c’est ça la quête de l’oiseau du temps. » Excellent tout simplement !
Les personnages évoluent radicalement dans ce tome qui, malgré l’excellent passage décrit ci-dessus, deviennent plus sombres au fur et à mesure que l’on s’approche de l’issue de la quête. Bragon, qui avait retrouvé sa fougue de jeunesse, devient plus mélancolique et introverti. Pélisse, personnage candide, jovial et sulfureux jusqu’à présent commence à montrer les crocs… L’accent est mis sur sa relation avec le fourreux et ses visions de Mara nous laissent perplexes. Quelque chose se trâme… Je ne saurai conclure cette revue des effectifs sans une petite mention pour Fol et ses énigmes qui revient régulièrement pour notre plus grande joie.
Et parmi les petites déceptions (bah oui, on est toujours en droit de faire la fine bouche), je dirais une fin un peu précipitée pour le Rige au cours d’un combat qui ne s’est pas étendu sur plus d’une planche. Ca parait disproportionné pour quelqu’un de son importance. Et beaucoup de questions sans réponse le concernant. Allez, encore une semaine à patienter…
Le dessin, comme suggéré précédemment, est marqué par une véritable rupture avec les deux tomes précédents. Bien plus fin, bien plus appuyé, le tout renforcé par une colorisation bien plus contrastée il a, à mon sens, gagné en lisibilité mais perdu un peu de son cachet. Difficile de donner un avis qualitatif… En tout état de cause, il est revenu à un « standard » avec tout ce que cette notion peut comporter.
Vous l’aurez compris cette quête est magique et nous transporte naturellement et efficacement dans des contrées imaginaires d’une richesse absolue. Rien de moins que cela !
Le scénario, le dessin, les couleurs, les personnages, la narration ... ce tome est une pure merveille. On a bien fait de s'accrocher au tome 1 pour attendre cette perle.
Et regardez-moi cette couverture !!!!! Le Rige est un sacré personnage que nous a inventé l'auteur.
Merci de nous offrir des moments de bonheur pareils !!!!!
bon, pour commencer, c'est celle-la que j'ai préférée de toute la série.
Et oui, au départ j'accrochais pas fort fort pour les dessins, et le scénario je le trouvais un peu lent. Dans le rige, les personnages sont entiers, l'histoire complète, et les dessins améliorés. On s'accroche dès le départ, le mystère prend le dessus, et l'inexplicable laisse un froid...accrochant et dynamique..Je ne m'attendais pas à une merveille pareil, qui m'a tenu langue pendue du début jusqu'a la fin. Bulrog refait son apparition plus gentil que jamais, et le bel inconnu reste aussi idiot qu'au départ. Quant à Bragon, il est de son devoir d'accomplir une mission qui ne lui est que contrainte !
A lire
Voici la confirmation que j’attendais, le tome qui a lui seul prouve que cette série fait partie des grandes séries de la BD.
Que dire ? Ce troisième album est une pure merveille scénaristique. On continu notre voyage dans le monde d’Akbar, et cette fois-ci, à l’approche du Doigt du Ciel, c’est le domaine du Rige que nous découvrons. Et je dois dire que tous les personnages et créatures que nous Bragon et sa bande on croisait depuis le début de leur quête, le Rige est sans aucun doute le plus intéressant d’entre eux. Le Tendre nous présente un personnage légendaire, un personnage à la force et la ruse immense, mais qui respecte avant tous l’honneur.
Les dessins sont encore plus réussis, plus réguliers et cohérents encore que le deuxième album. Loisel, ici, commence vraiment à maîtriser le graphisme de ce monde étrange. Le dessin du Rige est excellent, personnage mystérieux, qui par son allure semble si calme et si serein… De même les créatures qui entourent et servent le Rige sont également très réussies visuellement.
Bon. C'est net. Chef d'oeuvre.
Quel tome, quel livre !
Je me perds en qualificatifs, mais ça le mérite.
L'histoire prend un essor extraordinaire, plus psychologique, et les personnages apparaissent sous un jour plus profond.
On commence à entrapercevoir la carapace de Bulrog, fragile et émotif guerrier, finalement.
Bragon nous semble aussi sensible, différent, de retrouver celui qui a forgé son arme, son vieux compagnon, son ancien maître.
Pelisse, moins gnan gnan que dans les premiers livres, gagne en intérêt aussi.
Fol de Dol, moins sympathique, démontre encore ses pouvoirs.
L'inconnu dévoile les faiblesses de son foie, et son sens de réaction, pas souvent adéquat.
Quelques scènes font partie de mon anthologie de la Bande Dessinée : la prémonitoire chasse au phacochère du Rige, en particulier, et le respect entre Bragon et le Rige, leurs liens psychologiques, que seuls l'Histoire et le vécu ancien sont à même de forger.
Et le dessin, et les couleurs, et le cadrage, et les forêts, et les monstres, j'arrête car je peine à m'en remettre.
La quête de l'oiseau du temps s'envole, et moi avec.
Pardonnez moi si j'ai été long, mais je suis possédé.
Selon moi le Rige arrive en seconde position dans mes tomes préférées de a quête de l'oiseau du temps, car moi g absolument adoré la fin qui m'a laissé sans voix, enfin...ça c pour après, ne nous précipitons pas trop.
Le Rige c'est un album où Le Tendre expose plus clairement ce qu'est Akbar, son origine au fantastique etc, une histoire passionante et vraiment bien construite, rein à dire. J'aime beaucoup la narration employée par le scénariste, qui sert à donner une idée du temps qui s'écoule, des impressions etc..
Les dessins ! Ah, ça c du Grand Loisel comme on aime voir, et quel changement, Loisel est vraiment un artiste. Cette fois il assure la mise en couleur qui est parfaite, très nuancée et claire...
Ah, le Rige… rappelons que ce tome est considéré par beaucoup, et par moi même, comme le meilleur de la série. Il est extraordinaire !
Les dessins, d’abord, sont méconnaissables par rapport au tome 1 ! Il sont superbes, détaillés, bien colorés. La faune et la flore sont superbes et variés, les paysages envoûtants, bref, un sans faute !
Mais ce tome marque surtout par son scénario, son atmosphère et par l’ambiance qu’il dégage. J’ai rarement été autant captivé par une histoire. Les personnages sont plus riches que jamais, leur personnalité est très complexe, et leur comportement souvent inattendu.
Vraiment, aucun reproche à faire a ce tome, d’ou une note maximale !