L'histoire se lance petit à petit, et le mystère qui règne autour du dénommé Ami, ne cesse de s'accroître.
Un bon deuxième tome qui permet de poursuivre la présentation des personnages et de leurs relations (ainsi, on découvre les liens entre Kenji et sa soeur mais aussi avec Yukiji, aperçue à la fin du tome précédent).
Même si les changements d'époque dans le récit sont un peu moins nombreux et brutaux, je vous conseille tout de même d'être bien concentré avant d'entamer la lecture de cet album.
C'est plaisant, l'intrigue est bonne, mais il manque encore un soupson de rythme et de suspens en fin d'album pour devenir définitivement accro.
Et bien voilà un second tome bien meilleur que le premier, déjà plaisant.
cette fois, l'histoire prend une tournure plus fantastique, et tout ça se fait très naturellement.
Les personnages s'épaississent : on en apprend un peu plus sur Kenji, sa soeur etc...
L'auteur nous trimbale entre nouveaux indices et fausses pistes et les questions fusent : qui est le mystérieux Ami ? qu'est devenue la soeur de Kenji ? quel rôle aura le bébé dans tout ça ?
Même si on peut avoir quelques idées, rien ne semble véritablement acquis et le mystère est toujours aussi présent.
De plus, l'apparition de nouveaux personnages comme "Dieu" apporte beaucoup à l'histoire.
Graphiquement, ça reste égal au premier tome : rien d'extraordinaire, mais c'est très lisible, et le plaisir de lecture n'est en aucun cas amoindri.
Si toute la série est de cette qualité, ça va être dur de décrocher ...
Le deuxième tome de cette série primée à Angoulême développe les bases posées dans le premier tome. Le récit est moins confus et les passages entre les différentes périodes sont plus fluides.
Le passé resurgit sporadiquement, levant lentement le voile sur les origines de cette histoire qui va changer la face du monde. Le rythme s’accélère, le dessin se dynamise, les suspects se multiplient et le lecteur se régale, dévorant chaque pièce du puzzle dévoilée habilement par le maître Urasawa.
Ce tome est nettement meilleur à mon goût que le précédent. En effet, il est tout d’abord mieux construit puisque les passages entre les différentes époques se font d’une manière plus fluide. Kenji est plus approfondi au niveau de ses choix de vies, son enfance, son adolescence, sa famille ce qui nous fait mieux apprécier son comportement, sa façon d’agir. Et puis, l’intrigue principale se met réellement en place. On commence à comprendre ce qu’il va se passer, qui est le « méchant » de l’histoire et les bases de cette histoire. Bref, ce tome montre les talents narratifs d’Urasawa qui nous font dévorer son récit.
Par contre, au niveau du dessin des personnages, je ne suis toujours pas convaincue mais bon, il faut que je m’habitue parce qu’ils ne changeront pas. A part eux (enfin, surtout Kenji), le dessin d’Urasawa est vraiment très bon. Il arrive à nous plonger dans l’action avec brio.
Ce deuxième album fait décoller la série et promet beaucoup…
Deuxième volume d'une série qui promet de compter plusieurs milliers de pages. Le genre d'entreprise dans laquelle un lecteur se lance sans savoir combien de temps il va passer à bouquiner ! Si on n'accroche pas, ça tourne court et voilà le temps libre qui revient en force. Mais mauvaise nouvelle pour votre vie extra-BD : 20th century boys va vous accrocher méchamment.
Rappelons qu'aux commandes de cette série primée à Angoulème se trouve un des auteurs nippons les plus doués de sa génération. On doit en effet à Naoki Urasawa les dix-huit tomes de "Monster", thriller haletant que n'ont pas pu oublier les lecteurs qui s'y sont plongés (pour les autres : il n'est pas trop tard, c'est encore en vente libre !).
Urasawa témoigne du même brio dans "20th Century Boys". Le récit est superbement rythmé, sans aucune baisse de régime, distillant avec un étonnant savoir-faire les informations et les souvenirs des personnages. Les liens établis avec le passé et le futur (les scènes en 2000) dynamisent l'intrigue qui progresse bien au cours de ce deuxième volet. On en apprend davantage sur le mystérieux Ami et sur ses intentions.
Notons aussi la qualité des seconds rôles. A l'instar de "Monster", "20th Century Boys" met en scène toute une foule de personnages secondaires à la personnalité si bien troussée que le lecteur s'en souvient longtemps après la lecture. C'est principalement dû au talent de l'auteur, mais il faut reconnaître que le format manga se prête particulièrement au développement psychologique - ce qui fait parfois défaut au cadre européen des 44 planches.
Un tome qui se dévore pour une série très prometteuse. Prévoyez d'en acheter au moins deux à la fois quand vous allez en librairie si vous êtes du genre impatient. Si vous êtes plutôt du style à savourer l'état de manque pour mieux apprécier la suite, vous allez être servi. Dans tous les cas, n'hésitez pas à vous lancer dans cette bande dessinée qui sait happer son monde.