Cinquième tome de cette série parallèle de l’univers Donjon, dont les épisodes sont situés à différents moments des trois séries clés : Potron-minet (niveaux -99 à 0), Zénith (niveaux 1 à 100) et Crépuscule (niveaux 101 à 200). Ce cinquième tome se situe au niveau -97, c'est-à-dire à hauteur du tome 3 de la série "Donjon Potron-Minet".
Cette histoire de possession, qui utilise le corps du jeune Horous au milieu de ses études de nécromancier, est très amusante et pleine de rebondissements. De plus, le récit apporte également de nouveaux éléments concernant les débuts du donjon et permet de croiser de nombreux personnages de l’univers Donjon.
Le récit s’amuse non seulement à mettre à nu (dans tous les sens du terme) notre ami Horous, mais met également en scène Alcibiade et Hyacinthe. Au fil des pages, le lecteur va également rencontrer des monstres, les fameux brous et même un dénommé Tristan Chambon, fils idiot du directeur de la morgue, qui n’est autre que le terrible Zongo de la série Zénith.
Chaque album de cette série étant réalisé par un dessinateur différent, après Mazan, J.C. Menu, Andréas et Blanquet, c’est à Jean-Emmanuel Vermot-Desroches (de quoi remplir la couverture à lui tout seul) qu’est confié le dessin de ce cinquième tome. Le dessinateur adapte parfaitement son graphisme au style graphique de l’univers Potron-Minet, avec un dessin aux parfums de Sfar et Blain.
J'ai vraiment apprécié cet album dont le récit s'intègre très bien dans l'époque Potron-Minet. Et comme il se centre autour d'Horous, personnage que j'aime beaucoup, j'étais d'autant plus séduit.
Le dessin ne m'a pas particulièrement marqué. Son style m'évoque à la fois ceux de Blain et Sfar, si bien qu'il s'intègre tout à fait dans le graphisme de Donjon dans son ensemble, période un peu sombre.
Le scénario m'a bien plu. Présentant un Horous jeune et nettement moins intouchable que dans les années Zénith, il lui est donné une humanité et une sensibilité bien sympathiques. L'intrigue est à la fois sombre et amusante par certains aspects. Elle m'a en tout cas semblé très mature et bien construite. C'est en effet un album dense et prenant.
Du tout bon. Vraiment !
Un dessin nickel, bien dans la lignée de ce que fait Blain (rien de trop original quoi, si vous aviez peur pour vos yeux), et un scénario parfait : rebondissements imprévisibles, nouveaux personages, humour, découverte d'Antipolis sous un autre point de vue, jeunesse de Zongo... peut-être mon Donjon préféré. Que du bonheur je vous dis
Pour ceux qui sont un petit peu pômé dans le Donjon, là nous sommes dans "Donjon Monsters" qui narre quelques aventures du Donjon, avec différents personnages et dessinateurs du coup. Pour ce cinquième tome (à noter que le 4e n'est pas encore sortit et que Sfar et Trondheim aiment bien nous embrouiller un tantinet) nous sommes au "niveau -97" c'est à dire que les évènements racontés se déroulent entre le tome -98 et -97 de "Donjon Potron-Minet". Ce cours donjonnesque étant terminé je peux peut-être commencer à donner mon avis sur cet album.
A la longue (future) liste d'auteurs qui ont illustré un tome de Donjon il s'ajoute maintenant un certain Vermot-Desroches. Inconnu auparavant je le découvre alors dans "La nuit du tombeur". Il faut avouer qu'il se débrouille très bien et se forge un style assez interessant. Je serais tenté de dire qu'il est entre Sfar et Blain. Sfar, avec ces nombreux traits à l'encre de chine et Blain, ben tout simplement parce qu'il reprend le style graphique de "Potron-Minet". Personellement j'ai beaucoup apprécié sa presatation et ce que g trouvé pas mal c'est que le "Donjon" permette de nous faire découvrir des nouveaux artistes. Juste un reproche : la colorisation de Walter qui n'ait pas exactement adapté à ses illstrations très travaillées.
Le scénario est entre les quatres mains de Sfar et Trondheim pour pas changer. A eux tout seul ils ont tout de même déjà écrit 17 tomes du "Donjon", et cela en seulement 5 ans. Ce qui encore plus incroyable c'est que la qualité est toujours aussi constante en règle générale. En quelques mots pour décrire cet album : c'est du "Monsters", ça veut tout dire, des gags, de l'aventure, et une trame scénaristique plus que prenante. Ils cherchent ici à étoffer l'univers de "Potron-Minet" qui est encore bien vide et rendre justement cette partie du "Donjon" agréable tout comme l'est "Donjon Zenith". Les personnages nous deviennent sympathique, on suit alors les misères de Horous le nécromancien. Une histoire interessante, à part peut-être sa fin qui est légèrement décevante. Mais attendons le prochain "Potron-Minet" qui nous éclairera très certainement sur ces évènements.
Bref, "Donjon" une fois qu'on est dedans on peut plus en sortir !
Cette fois on découvre la jeunesse de Horus, le futur nécromancien du Donjon. Et cette petite histoire de malédiction est tout a fait appropriée pour un scénario de Donjon. On retrouve aussi Hyacinthe et les autres personnages de Donjon Potron Minet mais c’est avant tout un album ou Horus est donc le héros, et un peu malgré lui puisque qu’une force mystérieuse le transforme toutes les nuits en véritable tombeur et coureur de jupons.
C’est encore un régal d’ingéniosité que nous offres Sfar et Trondheim. Une petite merveille de malice et d’humour dans cet univers encore flou parfois. Chaque tome permet encore plus de développer ce monde imaginaire et vaste mais tout en permettant au lecteur de se familiariser avec celui-ci. Je me demande vraiment si les deux auteurs ont vraiment une vision globale de leur histoire puisque la parution est vraiment hétéroclite, on parle du présent, du futur et du passé du Donjon et tout cela en même temps et dans plusieurs séries différentes ! Si c’est le cas, je m’incline devant cette étonnante maîtrise d’un univers et devant la prolifération d’albums de bonne facture. Ce dernier ne déroge pas à la règle et est littéralement bon.
Le graphisme est toujours différent dans chaque tome de Monsters. Celui du tome 1 ne m’a pas plut du tout, celui du 2 pas vraiment non plus, dans le 3 c’était vraiment mieux (Andréas). Pour le tome 5 c’est un auteur que je ne connais pas qui prend le relais : J.E. Vermot-Desroches. Et il s’en sort vraiment bien. Il respecte le code de couleur et de dynamisme de Donjon Potron Minet tout en ajoutant sa petite touche personnelle qui le différencie de Blain. Sa qualité réside dans son aptitude a dessiner les personnages et les monstres (toujours très présents dans Donjon). Ici y en a plein, et même des féminins. Ils sont originaux et toujours dans l’esprit Donjon. C’est donc un album dans la droite lignée de la série mais qui se démarque par une finesse accrue et des personnages un peu mieux réalisés que ceux de Blain.
Moi j’ai vraiment accroché, c’est drôle et imaginatif, plein de petits détails et ça s’insère parfaitement dans le mythe Donjon !