Ayant adoré "Monster" du même auteur, je me lance dans cette fameuse série au nom à coucher dehors et à la couverture à faire pleurer tellement elle est moche et tellement elle ne reflète pas ce que contient l'album.
Qu'importe, c'est du Urasawa et les nombreux avis positifs m'empêchent de me poser trop de questions.
Nous découvrons donc dans cet album une multitude de personnages (dont le principal est Kenji, jeune commerçant) et ceci à deux époques différentes : 1969 et 1997 (certains passages se déroulent même à une troisième époque, je n'en dis pas plus). Car la bande d'amis d'enfance vont être rattrapé par leur passé en découvrant qu'une série de meurtre porte la marque de reconnaissance qu'ils avaient eux mêmes inventés une trentaine d'années plus tôt.
Sachant que le premier tome navigue beaucoup d'une époque à une autre et qu'il fallait un peu s'accrocher pour découvrir tous les personnages nécessaires pour la suite, je n'ai pas été déçu par cet album. La suite, paraît-il, est plus fluide à lire et bien meilleure.
Donc une bonne introduction, à bien des égards perfectibles... Mais la perfection sera pour la suite.
Bien étrange ce premier tome.
On ne sait pas vraiment où tout ça nous mêne ... mais l'auteur réussit à créer une ambiance mystérieuse assez plaisante. J'ai également apprécié les passages du passé au présent qui nous font croire à l'innocence des personnages enfants, même s'il ne fait aucun doute que ce n'est qu'une illusion.
Graphiquement, c'est très correct. J'avoue préférer les dessins du "passé" avec ces silhouettes filiformes qui collent très bien à l'ambiance.
Au niveau scénario, comme déjà dit, il est un peu tôt pour savoir de quoi il retourne ... mais on en sait assez pour s'intéresser à la suite.
Je continue ...
La famille entière d'un des clients de Kenji a disparu, Donkey, un de ses camarades d'enfance c’est bizarrement suicidé et chaque fois cet étrange symbole qui revient. Un symbole qu’ils ont inventé quand ils étaient petits, eux, … les sauveurs de la planète.
Sacré Naoki Urasawa, après la sublime série "Monster", il revient jouer avec ses millions de lecteurs avec "20th Century Boys", qui vient également se classer dans le top 5 des meilleures ventes au Japon. Dès le début il nous présente ses personnages comme les sauveurs du monde, ensuite il va habilement mêler trois périodes différentes (le passé, le présent et le futur des personnages). Le jeu peux commencer : de quoi et de qui nous ont-ils sauvé ? Et c’est là que le talent de Naoki Urasawa va nous scotcher à cette nouvelle série, en distillant les indices et les surprises, en jouant avec le temps et la curiosité du lecteur.
Naoki Urasawa nous présente un premier tome déjà fort chargé, voir légèrement confus, mais lui seul sait où l’histoire va et personne ne décrochera avant de connaître la fin !
Je vais un peu trancher avec les avis précédents mais bon, ce premier tome ne m’a pas convaincu ni à la première lecture, ni à celle qui précède mon avis. Ayant découvert Urasawa par la série Monster (pas encore achevée en France à l’époque), je me suis mis à lire 20th Century Boys dont on m’avait fait des commentaires élogieux. Et si je ne me suis pas arrêtée au premier tome, c’est grâce à ces commentaires et au nom d’Urasawa sur la couverture.
Du point de vue du scénario comme du dessin, j’accroche peu à ce premier tome. En effet, Urasawa nous présente ici ses personnages. Kenji, qui sera sans doute le héros de l’histoire a donc une place importante dans ce récit mais cela ne permet pas pour autant de le cerner rien qu’un minimum. Autour de lui gravite toute une bande de copain qu’il a depuis toujours mais dont on ne sait pratiquement rien. Urasawa nous les présente enfants et jeunes adultes en alternant les passages d’une époque à une autre et moi, ça me perd un peu. Au final, on ne sait plus trop où l’on va. Ensuite, il y a une troisième époque dont on ne sait pratiquement rien mais qui aura son importance dans la suite. Trois époques, une multitude de personnages et une intrigue à lancer. Ca fait un peu beaucoup et l’intrigue, elle ne m’a pas touché dans ce premier tome et j’ai failli arrêter là.
Parce qu’en plus, au-delà du scénario, le dessin ne me plait pas vraiment dans cette série. Alors, oui, on retrouve le savoir faire des mises en scène d’Urasawa, la maîtrise des scènes d’actions aussi mais les personnages… je sais pas, je les trouve moches. Alors qu’on avait des personnages aux traits très fins dans Monster, ils ont tous ici des traits grossiers. Et puis, entre les traits enfants et les traits adultes, j’ai du mal à faire le lien, surtout que certains personnages ne sont pas présent dans les deux époques et qu’ils n’y jouent pas tous le même rôle.
Bref, une déception que ce premier tome. Mais heureusement que je ne me suis pas arrêtée là car même si 20th Century Boys n’est pas aussi culte pour moi que Monster, c’est une série qu’il faut avoir lu !
Néophyte total au niveau des mangas, et un ami, ou plutôt une relation de travail (JeanLoup) m'ayant passé d'autorité cet album, j'étais plutôt sceptique en début de lecture. Au bout de peu de pages j'avais changé d'avis.
Ca sent la très bonne histoire.
Je ne reviendrais pas sur le parallèle avec "It" de Stephen King qui est indiscutable. Mais quel talent que ce Urasawa. Pas à pas, petite touche par petite touche, un indice par ci, une allusion par là, il construit son intrigue, doucement mais sûrement, piégeant à la fois ses personnages mais aussi le lecteur.
On sent qu'on se dirige vers quelque chose d'énorme. Et à la fin de l'album on n'a qu'un seul mot: vite la suite (ok, trois mots).
Graphiquement par contre j'ai plus de mal, n'étant pas habitué aux codes du genre (surtout la lecture de droite à gauche des cases) mais on s'y fait assez vite.
Quand on a déjà mordu à l'hameçon "Monster", on ne peut qu'être fortement tenté d'aller voir les autres productions de Naoki Urasawa. J'ai donc fait confiance à l'auteur (et aux deux chroniques déjà écrites avant celle-là) pour investir dans le premier volume de "20th Century Boys".
Le titre est étrange, la couverture est plutôt laide et renifle la japoniaiserie. On va vous regarder d'un drôle d'oeil dans le métro ou dans tout lieu public où vous lirez ce manga. Qu'importe : c'est vous qui avez raison. Ce premier album est une réussite. Et tant pis si la population qui pense que la bande dessinée est pour les attardés passera encore à côté.
Urasawa a un sacré talent de conteur et sait rendre extrêmement attachants ses personnages. Avec un jeu sur les allers-retours dans le temps (le parallèle avec le "It" de Stephen King, relevé par CoeurdePat, s'impose), mettant en parallèle l'enfance et l'âge adulte, jouant sur la faculté qu'a l'être humain d'oublier, le récit est très bien construit. Mélant l'humour et un suspense qui grandit, l'ambiance est accrocheuse.
Les zones d'ombre restent nombreuses, évidemment, mais cette introduction est particulièrement alléchante. Mon banquier va faire la tête, mais tant pis : j'investis dans le tome deux dès mon prochain passage en librairie. Et je ne peux que vous inciter à découvrir cette série très prometteuse.
Ca démarre doucement, mais surement !
En effet, Urasawa prend le temps de mettre en place son petit monde, nous présentant les différents personnages de sa série (qui sont bien plus nombreux que ceux de Monster), et nous fait découvrir l'innocence de leur enfance, source de l'intrigue présente.
Les passages d'une époque à une autre coulent de source, et les parallèles semblent plus qu'évidents.
Amusant de retrouver les références de la fin des années 60 (Woodstock et ses 500 000 spectateurs, qui feront rêver les petits garçons, mais aussi - et surtout - le premier pas sur la Lune ! Incroyable pour l'époque), perçues par des enfants qui refont le monde dans leur petite planque au fond d'un pré, près d'un vieil arbre, qui deviendra beaucoup plus tard un Bowling, enterrant par la même occasion leurs souvenirs...
Le rythme, bien qu'un peu lent, est régulier et permet la découverte des traits psychologiques de chacun des petits/grands héros, partie qu'Urasawa ne néglige surtout pas, tant chacun des tomes de ses séries est une étude du genre humain.
Le dessin, quant à lui, est très propre, et d'inspiration européenne, très différent de se que l'on a l'habitude de lire dans le monde du manga. Dynamique (les passages de courses de Donkey sont vraiment très drôles, tout comme le personnage, d'ailleurs ) quand il le faut, son style varie suivant la situation, pour s'adapter au récit.