Franchement, j'ai trouvé ce tome bien meilleur que les précédents.
Oui, je sais, l'aspect financier est moins développé. Mais moi ça me convient parfaitement bien, car je n'apprécie guère le côté "on donne dans la didactique" des auteurs (encore présent ici avec un couplet prétendument scientifique sur le passage de l'opium à la morphine ou à l'héroïne).
J'ai apprécié le style direct de l'aventure, débarrassée des OPA, des magouilles calculatoires et des timing bancaires.
La mise en avant de Simon, son air faussement désinvolte, apporte indiscutablement un plus au récit.
Certes, je n'ai pas cru une seconde au rôle de méchant pour Largo Winch: trop parfait pour endosser ce costume! Mais les croisements de réseaux, les tentatives pour démasquer ceux qui tirent les ficelles, j'ai trouvé ça très bon, très bien planifié. Du Van Hamme grand cru, un millésime "H" qui prend date dans l'histoire de cette série.
Je trouve que le souffle est plus fort, l'intonation moins monétaire, et ça me satisfait grandement.
Et presque, ça me remplit d'aise...
Ce nouveau diptyque est assez séduisant.
Il fait oublier l'espace d'un instant au lecteur le côté bien trop financier (à mon gout) de cette série pour le plonger dans une sombre histoire de deal de drogue au sein même du groupe W.
Largo se retrouve traqué, mais semble toutefois contrôler l'ensemble de la situation.
Van Hamme joue avec son personnage et en créé une variation assez réaliste d'un James Bond de qualité.
Comme toujours dans cette série, de nombreux personnages secondaires viennent faire leur apparition, surtout des personnages féminins, d'ailleurs. Encore un ingrédient d'un bon James Bond...
Le dessin de Francq évolue quelque peu. En fait, même si son trait reste sensiblement identique au début de la série, c'est les visages de ses personnages qui changent quelque peu, en commençant par Largo lui-même, qui semble moins verreux et moins fier de lui que dans les premiers opus de la série. Toutefois, le style reste un peu trop strict et classique à mon gout.
Ce cinquième tome lance un nouveau diptyque qui nous éloigne un peu du monde financier newyorkais, installé par les auteurs lors des tomes précédents.
Jean Van Hamme va en effet tourner le dos aux complots financiers qui rythmaient les histoires précédentes, pour nous plonger au sein d’un trafique de drogue. On reste néanmoins au milieu de complots et machinations d’envergures dont Van Hamme raffole, et c’est la branche touristique du Groupe W qui va nous plonger dans ce trafique d’héroïne.
Sachant que c’est Simon Ovronnaz qui vient d’être nommé président de cette division de l’empire W, l’action et les rebondissements sont au rendez-vous de cette aventure qui démarre sur les chapeaux de roue.
Jean Van Hamme profitera d’ailleurs de cette intrigue moins financière pour abandonner ses cours de gestions afin de nous donner un petit cours sur la fabrication et le degré de pureté de l’héroïne.
Au niveau du graphisme, ce tome dynamique permet à nouveau à Philippe Francq de s’en donner à cœur joie sur des scènes extérieures variés et de se faire plaisir au niveau des décors qu’il maîtrise avec toujours autant de détails. Je reproche juste une trop grande ressemblance entre James Donahue et Dwight Cochrane.
Bref, avec « H » cette excellente série grand public risque bien de faire de nouveaux accros.
Toujours les mêmes ingrédients ... mais on laisse de côté les complots financiers pour un trafic de drogue ...
Bon, Largo est accusé, et , comme on peut s'en douter, il n'a rien à voir dans cette affaire ... alors qui ? c'est tout le mystère de ce nouveau dyptique !
L'histoire, encore une fois, tient la route malgré les nombreuses explications sur l'héroine et son trafic. Je reproche juste à Largo, qui est un gars intelligent, de se mettre tout seul dans la mouise : par exemple quand il ramasse l'arme qui a tué les deux policiers ...
Bref, malgré ces petits défauts, l'histoire est accaparante. De plus, l'ami Simon a une place plus importante dans cet opus, et sa présence apporte une touche comique et insouciante qui fait du bien.
Toujours aussi prenantes, ces aventures de Largo ... à lire !
Je crois que tout le monde admettra facilement que Van Hamme et Francq, ont jusque là créé, avec Largo Winch, une série qui est plutôt agréable à lire. Une série aux dessins réussis, et aux scénarios travaillés…
Ce cinquième tome, premier d’une nouvelle histoire, nous tient en haleine de la première à la dernière page, et nous laisse sur une envie irrépressible de lire le tome suivant… Alors certes, on est un peu perdu au début dans cette histoire de trafique de drogue, mais très vite on retrouve nos marque et les complots et autres machinations refont surface… Largo impliqué dans une affaire de drogue… ?
Francq illustre encore une fois cette histoire de façon toujours aussi réussie, et c’est un plaisir que de lire cet album… Les expressions, les mouvements, les décors tout est très bien représenter… Les couleurs sont également très réussies et renforce encore le réalisme et le dynamisme des illustrations…
Malgré cette histoire de drogue est amené relativement brutalement, et le début de l’album nous laisse un peu de côté, puis comme sait le faire Van Hamme, on nous explique un peu ce qu’il se passe, non sans dialogues comme à son habitudes…
Et voila une nouvelle aventure de Largo, le milliardaire en jean-baskets...
Apres les OPA et autres opérations financières dans l'histoire précédentes, c'est une affaire de drogue que l'on peut lire dans ces "albums verts"
Le dessin de Francq est fidele et toujours dans le meme style et le scenario de Van Hamme à l'air de tenir la route, il met bien en haleine le lecteur et le conditionne bien pour qu'il lise impérativement le tome suivant... c'est le principe de l'histoire en 2 albums... le 1er (comme celui-ci) met en place la nouvelle intrigue et le suivant, apres moults rebondissements délivre un dénouement (en faveur de notre petit Largo, fo pas déconner non plus, c'est le héros tout de meme )