Goscinny revient et signe là son deuxième scénario pour Lucky Luke. L'histoire bien qu'elle ressemble par moment à une succession de gags, notamment les différentes attaques contre Joss Jamon, a son fil conducteur. Goscinny invente un groupe de six malfaiteurs avec chacun une identité propre comme Pete l'Indécis (qui a d'ailleurs les traits de Goscinny), ou Bill le tricheur, ou encore Joe le peau rouge qui nous surprend même à la fin avec son monologue.
Goscinny développe dans cet albums des thèmes qui seront réexploité par la suite, comme celui du héros se dressant contre les malfaiteurs, ou celui de la lâcheté de la population (qui pour une rare fois, montre ici quand même un certain courage). On peut même apercevoir les futurs personnages que Goscinny voudra mettre en scène tel que Billy the Kid, Calamity Jane ou encore Jesse James (bien que aucun des trois n'a le physique qu'il aura dans l'album qui lui sera consacré). On y note même une petite apparition des cousins Dalton, qui seront à l'honneur dans l'album suivant ( d'ailleurs William s'appèle Bill dans ce tome là).
Le deuxième scénario de Goscinny est donc assez bon, bien que par moment il ressemble plus a une série de gags. Le dessin de Morris est lui très bon. Un duo vient de naître.
Ce livre est à plusieurs détentes. D'abord, au tout début, Lucky Luke est accusé d'un forfait qu'il n'a bien sûr pas commis. En homme d'honneur, il sait alors se montrer convaincant, afin qu'on lui accorde sa confiance.
Et, force des justes, talent des respectueux, il convainc son auditoire.
Et il s'engage à poursuivre Joss Jamon et sa bande.
Le livre est basé là dessus, car Luke ne laissera désormais plus de répit aux bandits, ayant promis de les boucler sous 6 mois.
Il les attaque frontalement, et les empêche de s'installer durablement dans leur nouvelle ville, que ces derniers tentent de régenter.
S'en suivent de nombreuses scènes de réaction de notre cow-boy, puis d'initiative.
Les membres de la bande de Joss Jamon possèdent tous leur caractère, leur spécificité de hors-la-loi. Ils forment un groupe tout à fait séduisant, si on se place dans l'optique du lecteur. Je veux dire par là qu'ils amènent une grande diversité d'action: avec eux on ne s'ennuie pas !
J'ai trouvé aussi les gags largement honnêtes, et la quête de Lucky Luke fort intéressante, finalement.
Certes, ce n'est pas extraordinairement original, mais c'est cohérent, homogène et ça se suit bien.
C'est un des tomes, n'en doutons pas, qui ont commencé à faire naître la narration fondatrice de Goscinny. On y pressent une recherche des thèmes de certains des livres suivants, et on commence à sentir que cette série possède une belle identité.
Et un avenir certain. Pour sûr !
Une histoire très classique et pas inoubliable. Comme souvent dans ses premiers scénarios pour LL, Goscinny se contente de faire une suite de gags, sans vraiment trouver une grande cohérence narrative.
Cette histoire est la seule à aborder d'une certaine manière la guerre de Sécession, puisque la bande de Joss Jamon en sort et s'est reconverti dans le banditisme. On y trouve un Indien, un fermier, un grand gaillard, entre autres.
On notera la caricature de Goscinny en Pete l'Indécis, l'homme qui change sans arrêt de camp, mais aussi de Jean Gabin qui prend la défense de Luke, déguisé en vieillard.
Un album peu structuré qu'il ne faut réserver qu'aux seuls fans.
Onzième tome de Lucky Luke et les personnages ne sont pas encore définitifs. En effet, le visage de Lucky est toujours rond, et Jolly Jumper ne parle toujours pas. Qu'importe ! Il est vraiment très plaisant de se replonger dans ces vieux tomes.
Dans cet album, notre cowboy solitaire va se battre contre Joss Jamon et sa bande, qui pour mieux piller les habitants d'une ville, décident tout simplement d'en devenir les propriétaires.
Un album qui est bien rythmé, agréable, avec un scénario assez simple mais qui fonctionne. A redécouvrir.