Le premier épisode d'une série noire qui comporte tout ce qu'il y a de plus horrible (sang, dealers, violeurs, ripoux). Sin City, c'est la ville ou tout est permis, la ville où tu peux tuer n'importe qui sans que personne ne s'en rende compte. Sauf une personne qui s'en rendra compte et pourtant, ça fait pas partie des personnes des plus intelligentes qui le soit. Je veux bien évidemment parler de Marv (Marvin).
Cet homme n’à aucune raison de vivre, c'est une brute épaisse qui n'est là que pour picoler et tabasser. Jusqu'au jour ou il rencontre Goldie et tombe amoureux. Mais son bonheur ne va pas s'éterniser puisque dans la nuit, l'assassin le plus discret qu'il est connu va s'introduire dans sa piaule minable pour tué la bien-aimée. L'animal qui est en Marv va se déchaîner et va devoir affronter l'un de ses plus grands ennemis, Kevin, le fameux cannibale qui est l'un des meilleurs personnages de la série.
Cet épisode est l'un des plus violents car le thème du cannibale est bien exploité. Il ne mange que des putes, il garde les têtes. Autant dire que Franck Miller commence très fort avec le début d'une série explosive.
Le dessin est vraiment magnifique et est plus détaillés que dans "Le grand carnage" et Marv est vraiment un antihéros sympathique. C'est quelqu'un qui ne fait que taper pour réfléchir. Mais aussi c'est une grosse claque pour les dialogues qui sont vraiment très recherché surtout quand Marv pense dans sa tête. Cette approche nous permet mieux de voir comment se comporte le personnage en lui même ce qui est vraiment très intéressant.
Je conseille très fortement à tous les fans de cet épisode de lire les prochains épisodes car même si lui est vraiment une merveille, les autres sont encore mieux.
Marv est une brute sans pitié, il est ce qu’on trouve de plus laid (même les putes ne veulent pas de lui), sa tronche et son cerveau sont ravagés par les coups et l’alcool. En plus il vit dans une ville dégueulasse, pleine de cadavres, où les dirigeants sont des crapules et les flics des ripoux : Sin City.
Normalement, Marv, n’a aucune raison de vivre quand il se réveille le matin, mais ce matin, c’est différent. Hier, il s’est fait draguer par Goldie, une femme qui sent bon, un vrai canon, et jamais il n’avait connu une nuit pareille. Alors, ce matin, quand il se réveille à côté d’une Goldie raide morte avec des flics déjà prêts à le coffrer, il a trouvé un but dans sa vie : trouver qui a tué Goldie et pourquoi.
Sin City, rien qu’en se baladant c’est déjà pas top pour survivre, mais quand on se met à remuer la merde, il faut être solide pour durer. La quête de Marv se déroule dans les bas-fonds de Sin City, au milieu des prostituées, des crapules, des flics véreux et de psychopathes cannibales. Nourri par la haine et la vengeance, Marv commence une descente en enfer, repoussant les limites de son corps et surtout, sans rien à perdre.
La narration de Frank Miller n’est pas des plus subtiles, c’est une narration qui sort des tripes, bourrée de sentiments, mélange de démence, d’amour et de colère. Le dessin, tout comme l’histoire, est sombre et noir. Mais quelle maîtrise graphique ! On en viendrait presque à regretter l’invention de la couleur ou du moins à douter de son utilité au sein du 9ième art.
Frank Miller maîtrise le noir et le blanc à la perfection. En contrastant ces deux couleurs, souvent violemment et parfois délicatement, il fait jaillir des sentiments palpables et d’une profondeur extrême. J’ai particulièrement apprécié les scènes sous la pluie battante : chaque goutte sur la carapace sombre de Marv fait jaillir une lumière apaisante et libératrice. Impressionnant !
Le noir et le blanc qui luttent de planche en planche pour un combat de toute beauté, un dessin flirtant avec le caricatural qui va à l’essentiel et des découpages cinématographiques : une grosse claque graphique !
Un chef-d’œuvre de Frank Miller, adapté cinématographiquement par robert Rodriguez avec Mickey Rourke dans le rôle de Marv.
C'est dans une ville malsaine, la "ville du péché", où la nuit arrivée regne la violence omnipresente, que Frank Miller a choisi le clair/obscur …
Ce mariage efficace entre la facture et le scénario font que dès le début - avec la mort inatendue de Goldie, on s'attend pas du tout à un happy end (et c'est le cas)...
Marv, un colosse aux grosses paluches et au visage marqué d'innombrables cicatrices profondes (et de pancements) retrouve à son reveil la plus belle femme, relation d'un soir (mais l'amour de sa vie…), assassinée dans son sommeil… Et c'est un peu comme à la quête du Graal que Marv va partir à la recherche de l'assassin mystèrieux et silencieux qui a osé tuer la femme au parfum angélique qui dormait à ses cotés dans une ville remplie de bar de streap, de traffiquants, d'assassins, de prostitués et de flics corrompus.
La facture de Miller est rude et marquée. La répartition des masses - qu'elles soient noires sur fond blanc ou vice versa - sont un régal pour l'oeil. C'est une Bd où 60 % des vignettes sont très graphiques. Ainsi, on aura des vignettes très sobres et d'autres très détaillées (par exemple les scénes dans les bois ou dans les impasses avec les murs en briques, …).
Je regrette cependant les defauts de proportions, de dessins dans bon nombre de ses vignettes qui, des fois, gâche un peu l'ensemble de la planche mais on passe rapidement dessus tant le reste est graphique à souhait !
La mise en scène est quelque peu classique pour un comics mais reste époustouflante, et à chaque page on savoure ce que l'on y voit, et ce que l'on y lit.
Quant au scénario… L'histoires est très sombres et les dialogues qui l'accompagne sont merveilleux. On se croirait au cinéma. D'ailleur, ça sortira au cinémas et je dois dire que les images de la B.O refletent très bien le trait et l'ambiance de Miller… ( http://www.sincitythemovie.com/ )
Bref, il se peut que l'on puisse détester Sin City à cause des defauts dans certains dessins ou à cause de la brutalité de l'histoire. En effet, on peut ne pas aimer le genre qu'il soit scénaristique ou illustratif. Mais il me semble que rares seront les personnes qui resteront indifférentes car personne ne pourra négliger la qualité graphique de certaines planches…
Quelle maîtrise ! Le ton est tout de suite donné il n'y a pas de surprise c'est noir, très noir aussi bien au niveau du dessin que du scénario. Le scénario n'est pas très original un meurtre, une vengence, mais c'est la mise en place de l'histoire et l'ambiance elle même qui est originale.
Le dessin m'impressionne je pensais que j'allais m'y perdre, en fait il est légèrement confut comme dans la tête de Marv', mais on s'y retrouve.
C'est une lecture intéréssante pourtant je ne mets que 4/5 car je ne pense pas je relirais cette série. Ce qui est sur c'est que j'apprécierais la série entière mais ce n'est pas vraiment mon style de lecture. De temps en temps c'est tout de même agréable et intéressant de lire un style très différent ici c'est assez dure, sanglant.
Cette ambiance est du aux techniques si particulières employées par Miller pour la narration et le graphisme.
Le dessin sublime est fait d’aplats de noir et de blanc. La narration à la première personne, celle attachante de "Marv" grosse brute sans pitié est fantastique.
Je me suis régalé à suivre Marv dans sa vengeance avec ses doutes et ses certitudes. C’est rondement mené, subliment mis en scène. Certains passages m’ont marqué, notamment le passage sous la pluie lorsque Marv crapahutant dans la forêt essaye de remettre en place les événements qui l’ont amené jusque là. Ces pages sont (pour moi) l’exemple même de l’excellence du graphisme et de la narration.
Sin City est une BD sans concession, noire, violante qui repousse les limites du genre policier /thriller.
Allez, hop, moi aussi je m'y colle ! Et la découverte de Sin City par le biais de cet album est une relativement bonne surprise pour moi.
Sin City, c'est avant tout une ambiance... et cette ambiance est noire, très noire. Glauque, même, et le trait et l'encrage de Miller n'est pas là pour arranger les choses !
Techniquement, c'est très impressionnant. Une maîtrise pareille de l'encrage, c'est assez bluffant ! Je trouvais celui de Torso sympa, mais là, force est de constater que Sin City joue dans une toute autre catégorie. Jamais l'utilisation du noir n'a été aussi intelligente, jamais la représentation de la lumière n'a été aussi propre (pour du noir et blanc, j'entends !), et le dessin à lui seul caractérise ce tome hors du commun.
Le scénario très noir typique polar nous fait découvrir Marvin, un personnage à la personnalité travaillée, complexe, qui à lui seul donne tout son sens au livre. Le scénario en lui même n'est pas des plus originaux, mais le coté descriptif de l'ensemble donne un intêret non négligeable à l'album.
Une parfaite introduction d'une série noire, très noire...