Ce ne sont pas les chants des sirènes qui attirent Lord James, écrivain en mal de surnaturel et d’affaires morbides, mais bien les histoires de fantômes et de spectres errants. C’est donc à la source des rumeurs que le tombeur de ces dames se rend, afin de mener sa propre enquête et y puiser matière à raconter.
Mary la Noire, c’est avant tout un univers graphique et une atmosphère pleine de mystère. D’enquête et d’intrigue, il n’en est finalement pas vraiment question. Le personnage central recueille divers témoignages, mais surtout flâne à gauche et à droite, l’occasion pour nous de nous imprégner d’une ambiance qui sent bon le vent du large. J’utilise le terme ‘flâner’ à dessein, car il reflète le rythme relativement lent du récit.
A côté de ce scénario, qu’on peut qualifier de léger, il y a le dessin si particulier de Magnin qui apporte tout son charme à l’histoire. Un trait qui a un côté intemporel, tout comme dans "L'autre monde", autre série du duo d’auteurs. La mise en couleurs est tout simplement superbe.
Après cette petite ballade, on a maintenant hâte de prendre le large et de partir à l’aventure…