Critique de l'intégrale : derrière le vernis du concept, plutôt bon -un homme se retrouve plongé physiquement dans son adolescence, peu de temps avant la disparition de son père, qu'il n'a jamais comprise-, l'intrigue se révèle platounette. Des situations et des personnages convenues, et surtout un dénouement (noeud de l'histoire et qu'on attend pendant plus de 200 pages quand même) TRES paresseux...
En dépit d'un dessin aux traits fins et qui appellent à la poésie, une vraie déception.
Un excellent manga. L'histoire est simple et bien menée. Elle joue surtout sur le phantasme courant chez les êtres humains de pouvoir revenir dans sa jeunesse avec ses connaissances d'adulte et d'y agir avec les avantages que cela permet tout en subissant au passage les innombrables questions que cela entraîne.
Le dessin, sans être exceptionnel, est beau et efficace.
Et surtout le scénario est bien conçu, sans niaiserie, sans faux pas, et avec une fin cohérente et de bon niveau : pas une fin en queue de poisson comme un tel thème aurait pu le faire craindre.
Plus je repense à cette BD, plus je dois admettre que c'est de loin le meilleur manga que j'ai jamais lu. C'est donc pourquoi je le considère désormais comme culte.
Qui n'a jamais rêver de rectifier son passé et qui n'a jamais regretter certaines choses?
tout le monde n'a pas la chance d'être comme cet homme de 48 ans, marié et deux filles, de revenir à l'âge de 14 ans, de revivre une période de sa vie, qui changera aussi son présent...
on est dans le corps d'un adolescent de 14 ans, mais dans la tête d'un homme mûr et qui commence à avoir vecu...
On nous présente cette histoire admirablement bien, avec un scénario très bien mené, lent, sans réponse, seulement, une chose, là, qui tombe dans la vie d'un homme qui n'a rien demandé. Les questions se posent aussi au lecteur, demandeur d'informations et subjugué par cette histoire plutôt bizarre.
Les dessins sont très classiques, mais joliment tourné, et ce manga est une bonne distraction, qui mélange plusieurs styles, dans une vie totalement ordinaire.
La vie est faite d’une succession de choix qui délimitent le chemin qu’on emprunte. L’expérience et la connaissance sont les noms que nous donnons à cette succession de choix. Qui ne rêverait donc pas de pouvoir refaire ces choix sur base d’une vie entière de connaissance, de revenir dans son propre passé pour retrouver son innocence et ses illusions tout en conservant sa maturité et son identité d’adulte ? Rien que l’idée de pouvoir un jour revenir en enfance et ainsi corriger les erreurs passées ...
C’est ce qui arrive à Hiroshi, qui à l’âge de 48 ans se retrouve projeté dans son corps et sa vie de 14 ans. Rêve-t-il, vit-il notre rêve ... et si dans cette seconde enfance le temps empruntait finalement d’autres voies que celle du "passé" ...
Une fabuleuse réflexion très nostalgique sur le cours des choses, sur les saveurs de l’enfance et sur la vie de famille, bien éloignée de la violence présente dans la plupart des mangas ! Un extraordinaire récit du temps qui passe, tellement bien racontée et avec une telle profondeur dans les personnages que le fantastique donne une impression autobiographique.
L’enfant qui sommeille en vous rêve de pouvoir lire cette histoire et l’adulte que vous êtes encore plus, alors n’hésitez pas car ceci n’est pas un manga, c’est un chef-d’oeuvre!
Etant donné que je n'avais jamais lu de mangas, j'en ai cherché un susceptible de ne pas me décevoir et j'ai donc jeté mon dévolu sur Quartier Lointain. Comment aurais-je pu faire autrement quand les sons de cloches sonnent une mélodie si unanimement savoureuse.
J'ai donc commencé cette lecture et j'avoue être tombé sous le charme de cet histoire qui te transporte littéralement à travers les méandres de la vie. La dimension humaine de ce récit donne tout son sens à ce voyage dans le temps et on a beau dire tout ce qu'on veut : ça sonne rudement vrai.
Cette oeuvre met en avant les plaies et les pansements de la vie, c'est une hymne expliquant le passage de l'enfance vers l'âge adulte. Taniguchi ouvre une réflexion sur la manière de mener son existence, sur le libre arbitre. L'amour et la mort s'entremêlent dans une valse envoûtante.
C'est que je deviendrais poète moi !!
Bref j'ai été réellement séduit et agréablement surpris par ce manga : tome 2 dans la foulée...
C'est l'histoire d'un homme de 48 ans un peu perdu, alcoolique, qui se reveille dans la peau du jeune homme de 14 ans qu'il était.
Le héros est partagé entre la volonté de changer son passé et la peur des consequences pouvant en découler. Il a un réel sentiment d'impuissance face à l'avenir qu'il connait déjà et c'est là que quartier lointain est passionant : doit il être acteur? spectateur?
Mon avis sera bref, car à la lecture des avis précédents, je crois que tout a été dit... Quartier lointain est une très très très très bonne série.
Ce premier tome installe petit à petit la trame de l'histoire : un homme de 48 ans qui soudainement revient dans son corps d'adolescent de 14 ans pour revivre malgré lui son passé. L'intrigue donne alors lieu à des passages émouvants (lorsque le héro revoit ses parents, "disparus" pourtant depuis de nombreuses années), d'autres plus drôles (la cuite de Hiroshi qui oublie que l'on ne supporte pas l'alcool de la même façon lorsque l'on a un corps de 14 ans)... Cependant, on peux parfois se demander si Hiroshi ne se résigne pas un peu vite à revivre son passé sans essayé de comprendre ce qui s'est passé (moi je deviendrais fou à sa place). Mais on ne peut pas en vouloir à l'auteur, car sans ça, l'histoire ne pourrait pas avancer.
Sinon, les dessins de Taniguchi sont une merveille. Assez réfractaire au style "manga" (je parle de celui ou les têtes des personnages peuvent d'un seul coup doubler de volume lors d'une dispute, ou être écrasées sous une enclume géante de 1000 kilos...), Quartier lointain est le bon compromis pour découvrir un soit disant manga. En effet, le style de Taniguchi est très réaliste avec des traits fins, des dessins bourrés de détails... Que du bonheur !
Bon, je n'ai pas fait si court que ça finalement... C'est sûrement parce que ce premier tome de Quartier lointain mérite des lignes, des lignes et encore des lignes de compliments.
Casterman a eu la très bonne idée de publier cet album dans sa collection écritures, et voilà un bel écrin pour une grande œuvre. En effet, cette histoire mérite ce papier de bonne qualité et ce format supérieur à ce qui ce fait en général en Manga.
Car voilà une œuvre majeure. Je me doutai que dans l’immense production nippone existaient des petites merveilles, en voilà une.
Certes l’histoire commence dans le domaine de la science fiction, sur un thème assez classique,, le voyage dans le temps (thème ultra utilisé dans les comics). Mais Jirô Taniguchi n’est pas prisonnier de cela, et ne s’en sert que d’outils pour pouvoir développer son histoire.
Qui ne s’est jamais posé la question de savoir ce qu’il ferait s’il avait la possibilité de revenir en arrière en gardant toute son expérience accumulée. Et surtout de revenir à cet âge charnière où on sort de l’enfance pour entrer dans le monde adulte. Et la réponse de Taniguchi à travers son personnage est intéressante : redécouvrir un corps non marqué par les ans, apprécier le bonheur de l’insouciance perdue, et surtout essayer de modifier le cours de l’histoire pour retenir son père.
Le fond est très prenant, mais la forme est aussi au rendez-vous. Quelle finesse des traits, quelle douceur. Je range définitivement mes a priori sur les mangas. On est très loin des stéréotype véhiculés par les japoniaiseries. Chaque personnage a une identité graphique fouillée, les expressions sont réalistes, il y a une grande maîtrise du graphisme.
Vivement la suite
Quel voyage intemporel j'ai vécu en lisant cette BD!
D'un point de vue strictement personnel, je ne désire en aucun cas revivre mon adolescence. (Sic... quelle période ingrate.)
Cela dit, la manière qu'a l'auteur de faire revivre à son personnage cette période "difficile" avec un psychisme et un vécu d'adulte m'a paru très subtile. Surtout quand il se met au whisky! (ton ironique)
J'ai été très agréablement surprise par cette œuvre niponne qui à mon sens se dénote vraiment de ce que je connaissais sur les mangas.
L'auteur que je viens de découvrir et dont je suis occupée à lire tous les ouvrages à un graphisme aux lignes très pures et très réalistes que j'apprécie beaucoup.
Donc, que ce soit le scénario ou le dessin, j'aime réellement ce que je viens de lire.
La culture japonaise y est décrite avec simplicité et sincérité, le tout transcendé par cette touche surnaturelle de voyage dans le temps.
Je conseille vivement la lecture de "Quartier Lointain" qui donne une nouvelle optique à la BD du pays du soleil levant.
Et voici la première œuvre de Taniguchi que j’ai eut l’occasion de lire mais aussi celle qui m’a fait découvrir les mangas. Et s’il y a une chose à dire, c’est que j’ai été éblouie, fascinée par cette œuvre, tant au niveau du scénario que du dessin.
Hiroshi Nakahara a 48 ans et lors d’un déplacement pour affaire, alors qu’il s’apprête à rentrer chez lui, il se trompe de train. La fatigue, les restes de la soirée arrosée de la veille ? C’est un mystère mais il se retrouve alors dans sa ville natale. C’est alors qu’il va vivre une expérience extraordinaire : revenir à l’époque de ses 14 ans, revivre sa vie de collégien mais avec tous les souvenirs et les connaissances de ses 48 ans. Taniguchi nous offre un récit fantastique, très bien mené, avec une narration fluide qui rend la lecture très agréable. De plus, il sait nous tenir en haleine et l’aventure d’Hiroshi est vraiment passionnante.
Au niveau du dessin, c’est du grand art. Taniguchi est un artiste qui a une maîtrise du noir et blanc comme peu de dessinateur. Beaucoup de gris et peu de noir au final, des traits fins rendent ce dessin très fluide. Il s’en dégage une impression de légèreté qui nous plonge dans une atmosphère où l’on se sent paisible et tranquille. Les différents personnages sont bien dessinés, bien proportionnés et donc assez beaux. L’action et le mouvement des personnages sont également très bien rendus.
Une très belle œuvre qui nous envoûte et dont on souhaite donc connaître la suite. Le 2ème tome svp !
Par nature plus poussé vers les séries et les BD « d’auteurs », j’entends par la pas de la BD classique genre Western ou Médiévale Fantastique ; et pas très grand amateur de manga, Quartier Lointain sera peut être la BD qui fera changer mon point vue et me forcera à combler mon ignorance des œuvres asiatiques.
Car celle la est vraiment un monument ! La ou des auteurs se perdent dans des théories de failles spatio-temporelles et de concepts pseudos scientifiques, Taniguchi trouve le subtil moyen de dépasser toutes ces incertitudes pour se focaliser sur son héros et surtout sur son destin. Se retrouver dans son corps d’enfant est un fantasme très connu, celui de pouvoir refaire sa vie avec son expérience d’adulte et d’essayer de ne pas commettre les même erreurs. Mais est-ce vraiment possible ? N’est pas la le message qu’il essaye de nous faire passer à travers ce « roman » plein de douceur et d’ingéniosité.
Ces premières 200 pages sont un régal. On y découvre un Japon urbain et moderne mais aussi une campagne et des paysages souvent inconnus du public. On apprend pas mal de truc sur le mode de vie des ces gens, leur éducation, leurs boulots, leurs vies. C’est vraiment captivant la qualité de description de cet album. Sans jamais vraiment rentré dans les détails, l’auteur nous immerge dans son monde et nous fait découvrir son univers qui je le pense à des touches de vécu.
Le dessin est splendide et la traduction vraiment à la hauteur même si je regrette un peu le choix de police de caractère parfois un peu déplacé. Le reste est superbe, comme quoi il existe aussi un courant réaliste dans la « BD » japonaise.
Voila donc un album qui mérite bien toutes ses récompenses et je tiens vraiment à féliciter l’éditeur Casterman qui à eu la merveilleuse idée d’éditer ça en France et en prime avec un format et une qualité de papier vraiment bonne. Espérons que ça pourra à terme pousser d’autres éditeurs à ce lancer dans l’aventure manga, mais pas seulement limité au trucs qui on été adaptés à la télé…
Merci à Jirô Tanigushi qui m'a permi de rompre mon appriorie sur le manga violent et peu émouvent. J'ai trouvé ce premier tome MAGNIFIQUE, en effet il m'a paru beau tant au niveau du graphisme que du message que l'auteur tente de nous délivrer. Il est rempli de poesie on à l'impression de se plonger dans un conte merveilleux, c'est quelque chose qui m'a beaucoup touché.
Au niveau des dessins les planches sont superbe absolument irréprochache même si on voi bien que c'est un manga par rapport aux expressions des personnages mais ceci donne beaucoup de charme à cette oeuvre. Le dessin est fort soigné, détaillé c'est vraiment un plaisir à le parcourir.Cette "BD" est apaisante,fort riche.
Le scénario est bien construit interressant nous aussi on se pose des questions sur ce qui à pu se produire, quelques fois touchant quelques fois amusant c'est vraiment une oeuvre comme je les aime.
Pour mon premier achat manga, je dois dire que j'ai été admirablement bluffé par cet album.
Graphiquement tout d'abord, on se rend vite compte qu'on se retrouve face à un album vraiment atypique. L'auteur a un sens de la perspective vraiment hors du commun (regarder un peu les illustrations des pages d'ouverture des chapitres), et la finesse des détails est vraiment bluffante. Niveau design des personnages, ca reste tout de même très manga, mais il y a un petite quelque chose au niveau des expressions que l'auteur fait passer dans le regard de ses personnages, un petit quelque chose vraiment fort.
Niveau scénario, je dois dire que je m'attendais à tout sauf ca. D'une histoire qui aurait très bien pu tomber dans le "Connerie made in Hollywood": un homme d'affaire qui se retrouve un beau jour avec son esprit d'homme, mais dans son corps et sa vie d'ado de 14 ans, Taniguchi fait une histoire sensible, toute en finesse et diablement bien maîtrisée. Alors qu'on lit dans un premeir temps cet album de manière dubitative, on se laisse très vite prendre dans les méandres imaginés par l'auteur, et on colle de plus en plus à l'histoire de Hiroshi Nakahara.
En bref, il s'agit là d'un album hautement efficace, un de ces albums dans lequel on se plonge avec déléctation et qu'on repose presque à regret, désireux de savoir la suite. Vivement le tome 2!!
Et bien, voila une BD qui m'a agréablement surpris !
Un manga dont le ton très simple, très humain, raconte la tranche de vie d'un adulte dans un corps d'enfant... retour aux sources, redécouverte de sa jeune vie, et bien sûr regard différent sur les évènements de son adolescence.
Le scénario est vraiment atypique, complètement différent des autres ouvrages en provenance du pays du soleil levant (mais mes connaissances sont assez limitées dans ce domaine, je dois l'avouer). Le fait est que tout se tient, et que l'histoire fait preuve d'une grande sensibilité, de par la narration bien sûr, mais aussi de part la "lenteur" du déroulement. Pas une lenteur pesante, lourde, mais plutôt nécessaire pour apprécier ces petits moments de vie que connait notre héros.
Bien sûr, le jeune garçon est très attachant, et possède son lot de qualités comme de défauts (et oui, il est amateur d'alcool, plus que modéré, et son petit corps d'adolescent ne l'encaissera pas si bien que ça ), ce qui le rend très "humain", comme l'ensemble des protagonistes de cette histoire.
Le dessin quant à lui est superbe, très fin, parfois assez dynamique, et surtout en accord total avec le récit. Tout est millimétré sans que la lecture ne soit alourdie, et le style noir et blanc de cette série donne beaucoup de charme à l'ensemble.
Autre point non négligeable : le tout est imprimé sur du papier de qualité, un peu jauni, ce qui renforce l'aspect "nostalgie" du récit. Ca change des éditions Tonkam, véritable PQ, ou des éditions glénat, où les pages sont coupées n'importe comment !
Ici, nous avons affaire à un ouvrage de qualité, et c'est bien appréciable, tout de meme.
Seul petit point négatif, mais logique : pas de véritable fin. Et oui, Quartier Lointain est prévu en deux tomes, et la coupure est assez nette.
Lisez Quartier Lointain, et vous comprendrez pourquoi le premier tome de cette série a reçu le prix du meilleur scénario à Angoulème en 2003.
Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour que, de retour dans sa ville natale, un homme de quarante-huit ans redevienne un adolescent de quatorze ans ? Si la question est posée, elle devient très vite secondaire. L'intérêt de "Quartier Lointain", récompensé à Angoulème par l'Alph'art du scénario, réside ailleurs que dans ce curieux tour de passe-passe, que "Big" avait déjà un peu exploré au cinéma (mais dans l'autre sens : un gamin devenait subitement adulte) et que Pennac avait abordé ("Messieurs les enfants").
Taniguchi n'exploite pas la dimension fantastique qui n'est qu'un prétexte, un subterfuge pratique pour dévoiler un récit intimiste et attachant. En redevenant le gosse qu'il avait été, son personnage ne perd pas la mémoire, et c'est en homme d'âge mûr, expérimenté et philosophe, qu'il revit son adolescence. Et ce changement profond de personnalité a inévitablement des effets sur cette deuxième existence : de nouvelles situations naissent, qui ne s'étaient pas produites lors de la première vie de Hiroshi. De là à penser qu'une nouvelle chance lui est offerte et que certains drames personnels pourraient être évités, il n'y a qu'un pas que le héros est bien décidé à franchir. Ce tome 1 s'achève sans réponse définitive, et on brûle d'impatience de connaître la suite.
C'est un bien bel album. Le dessin est évidemment très orienté manga mais il est gracieux et délicat, et bénéficie d'une savante utilisation de la trame et du noir et blanc. On est très loin du piètre graphisme de BD réalisées à la va-vite et l'on imagine mal un lecteur rester hermétique à ce trait plaisant et élégant. Quant à l'idée-même de résister à la force émouvante du scénario, c'est peine perdue : vous succomberez. Taniguchi possède un sens aigu du récit et de la mise en scène qui lui permet de donner beaucoup de vie et de rythme à une histoire a priori peu dynamique. Les personnages sont hyper attachants ; les scènes sont tour à tour drôles, dramatiques ou émouvantes, sans que cela mette en péril l'unité de l'ensemble.
Je n'avais lu que "L'homme qui marche" de cet auteur. Inutile de vous dire que j'attendrai impatiemment le deuxième volume de "Quartier Lointain", et que la lecture du "Le journal de mon père" s'annonce désormais comme un objectif à court terme.