Déception que cet album !
La couverture est certes très alléchante, l'album lui-même fait très envie du fait de sa très belle présentation, mais une fois ouvert...
Certes également, le dessin de David B. est superbe. Magnifique. Beau. Des monstres plein partout, inventifs, superbement réalisés. Le tout donne un ensemble cohérent au niveau graphique et vraiment très beau.
Maintenant, l'histoire est fortement basée (inspirée très librement) des contes et de la mythologie japonaise, et le lecteur n'a pas forcément toutes les connaissances pour apprécier les références. Et surtout, l'album est fait un peu à la façon d'un conte, sans personnages consistants, sans grande cohérence... Comme je le dis souvent, c'est un peu "aventure, pouf, il arrive des trucs". A noter, on retrouve des préoccupations classiques chez l'auteur, comme les ombres, le symbolisme marqué, les références aux ouvrages plus ou moins "occultes", etc.
Ces 130 pages -- même si l'histoire racontée reste courte -- sont donc très belles mais trop longues, car à mon avis un peu creuses. Eh oui. L'histoire ne m'a à aucun moment passioné... Par moment c'est même assez chiant...
Bref, un 2 à cause du dessin.
Etrange BD que voilà, et surtout excellente initiative de la part de L'Association que de rééditer ce petit bijou initialement paru chez Dargaud.
Pendant plus de 130 planches, David B. nous entraîne dans un Japon qui n'a rien du Manga. L'auteur s'inspire de légendes mythologiques japonaises pour écrire une histoire passionnante, qui mêle conte, aventures, fantastique, mythologie et folklore sur une partition ne souffrant d'aucune fausse note.
Du point de vue du lecteur, c'est un véritable régal que de se laisser entraîner dans cette BD, on y fait connaissance avec quelques icônes de la mythologie japonaise et on y retrouve avec un réel bonheur l'imaginaire de David B., le tout astucieusement mêlé pour un résultat franchement épatant.
Découpée en chapitres, ce roman-BD m'a fait voyager, sourire, penser, m'émerveiller, et rêver…
De plus le dessin est vraiment maîtrisé, le noir et blanc plus que jamais consacré comme un support formidable pour ce genre d'histoire finalement bien plus grand public que certains ne voudraient le faire croire.
Le seul défaut : ce n'est pas assez long! Oui, je sais, 130 ou 140 planches je ne me souviens plus exactement mais le récit est si bien conduit, les personnages si bien construits, le dessin si bien maîtrisé, qu'une BD pareille, on voudrait qu'elle ne se termine jamais.