Ce quatrième tome va puiser son inspiration dans l’Histoire et plus particulièrement dans l’après-guerre et dans un réseau d’exfiltration de criminels de guerre dont le centre opérationnel se situe au Vatican : le réseau Ratline.
C’est dans cet environnement chaotique et propice au drame que l’auteur va placer de nombreux personnages et y mêler amour, vengeances, drames, religion, mensonges et meurtres. Un cocktail efficace au sein duquel Giroud parvient à nouveau à placer son «Nahik» de manière efficace, tout en illustrant le quatrième commandement «tu ne porteras pas de faux témoignage» dans une conclusion efficace.
Graphiquement, c’est le Slovène TBC ("Fables de Bosnie") qui vient illustrer cette histoire sur fond d'après-guerre en pays slaves. Malgré un dessin assez épuré, ce dessinateur parvient à exprimer de manière très convaincante les sentiments des différents protagonistes et les différents éléments dramatiques de ce récit, qui est probablement un des meilleurs depuis le début de la série.
Il était une fois, un homme qui était amoureux fou d'une femme, qui était elle, amoureuse d'un autre homme. Alors l'homme nommé Davor, se fit prêtre pour oublier cette femme qu'il n'oublia pas. Et le Nahik dans tout ça? Davor le récupère en offrant la liberté à un des ces anciens amis.
Bon, c'est vrai que celui-ci est bien mieux que les précédents. L'histoire est touchante, peut être un peu cliché, mais elle est tourné à sa manière, sans belle fin, et on peut dire que tout le long de l'histoire c'est pas la joie.
Le dessin, toujours aussi agréable à regarder, les couleurs sont elle aussi plutôt belle, les sentiments des personnages sont visibles. Alors, me direz vous, c'est le principal.
Mon seul regret est l'absence un peu trop fréquente du Nahik dans l'histoire. C'est tout de même la dessus que ça porte, mais l'autre est si touchante que l'on oublie presque le Nahik. Ce n'est qu'a la fin qu'on se dit, et Nahik dans tout ça ?