Le premier tome de cette superbe série ne nous emmène pas très loin encore (mis à part une petite escapade en Amérique du Sud) mais nous tansporte littéralement. Cet album est avant tout marqué par une ambiance mélancolique et désenchantée, une ambiance magistralement assurée par les décors (Rouen sous la bruine, le bassin des navires désarmés, l’appartement de Julien de Trichère bercé par Brahms…) et des personnages d’une complexité et d’un cynisme grandioses (Julien de Trichère, René Floss). Le scénario est, lui aussi, remarquablement construit. Un excellent polar, assez classique et peu innovant certes, mais d’une entière crédibilité et dont le dénouement (partiel car ce n’est que le premier volume d’une quadrilogie) est d’une cruauté apocalyptique.
Tout est parfaitement dosé, on ne s’ennuie pas et on n’avance jamais plus vite que la musique. On savoure avec délice la progression de l’intrigue, pas à pas. Aucune scène ou évènement inutile, aucun court-circuit dommageable à notre bonne compréhension, bref, une fluidité absolue.
Le dessin de Jusseaume est un véritable émerveillement, sans doute mon préféré en matière de neuvième art. Il est au service de l’histoire qui nous est contée, il fait corps avec le scénario et assure une immersion totale du lecteur. Réaliste et fin, il traduit avec une précision extrême les émotions et restitue impéccablement les caractères des différents protagonistes. On regrettera peut-être que Calec se présente sous des traits encore un peu juvéniles mais c’est sans doute logique pour un premier tome et, en tout état de cause, ça ne choquera pas celui qui découvre la série.
Une mention doit également être faite à la colorisation, là encore, en totale harmonie avec le reste. Une dominante de gris et d’orangés discrets mais du plus bel effet à mon goût.
A la relecture de ce commentaire, je ne crois pas avoir oublié de superlatifs et j’espère vous avoir donné envie de plonger dans l’aventure. En tout cas, moi, je m’y noie sans me débattre.
Très bon premier album. Scénario de roman noir assez classique mais plausible et bien construit. Un seul petit détail m'a semblé incongru (la perte de ce stylo aurait dû... mais je n'en dis pas plus !) Le dessin est fluide, efficace et élégant. Très belle page couverture, d'ailleurs, qui annonce bien l'atmosphère, toujours bien rendue. Dans ces années d'après-guerre, on devait fréquemment croiser en effet de forte dose de cynisme désabusé. Le piège est bien tendu et on ne demande qu'à lire la suite !
je mets la meilleure note car les aventures maritimes sont mes préférées.
Le héros est bien sympathique et son entètement de petit breton nous change des gens qui ne prennent jamais parti pour ne jamais se mouiller.
Les sentiments humains sont très présents dans cet album et c'est ce qui rend ce récit chaleureux et en même temps très réaliste.
L'amour mais aussi les trafics font partie de cette aventure ou le meurtre va bouleversé le coeur de notre héros à la veille de son embarquement sur le Belle Hélène.
La vie sur le cargo ets bien décrite et ce monde clos est vite étouffant pour l'équipage.Surtout quand il se trame une arnaque à l'assurance,ce qui nécessite un plan à long terme.
Kraen signe un scénario bien construit avec des rebondissements qui éclaire peu à peu le récit etJusseaume est complètement à l'aise dans ce monde maritime.
J'aime sans concession
La première chose que l’on remarque en ouvrant ce premier tome c’est un dessin et un découpage très classique. Ensuite, dès qu’on commence à lire, on est vite pris par la narration fluide et captivante.
On se retrouve au milieu d’un thriller maritime avec une intrigue, certes classique, mélangeant complot et vengeance, mais sympathique et bien développée.
Les personnages sont prenants avec un Calec suspicieux, un armateur (Julien de Trichère) utilisant ses dernières forces afin de se débarrasser d’un lourd fardeau qui pèse sur ses vieilles épaules, cette culpabilité qui le ronge vis-à-vis de sa fille Hélène qu’il adore tant, un malfrat sans remords et sadique (René Floss) et une jolie secrétaire, fragile et maladroite, qui forme une victime idéale.
Même si le tout est assez prévisible, c’est extrêmement bien raconté et passionnant.
J'en avais un peu entendu parler, puis je me suis décidé à acheter ce tome la.
et je ne l'ai pas regrété.
Au niveau des dessins, j'aime bien , il n'y a rien à dire. Le scénario est un peu moins recherché dans ce premier tome mais il présage une bonne suite. Cet album peut paraitre peut être un peu banal aux premiers abords, mais c'est en fait le début d'une longue série d'album bien dessinés, avec un bon sénario et originaux.
La série Tramp est réputée, je me suis donc lancé dans cette lecture avec des a priori positifs.
Mais au premier abord, c’est un peu spécial. Le dessin est vraiment très simple, d’un classicisme étonnant et d’une clarté dérangeante a mon goût. Rien ne ressort vraiment des décors, ni les personnages ni les bateaux très présents dans l’histoire. Mais au fil de l’album on s’habitue à cette simplicité et on se rend compte que finalement ça donne beaucoup de charme à cette histoire simple mais prometteuse.
Le scénario est quant a lui aussi assez classique, le genre la femme qui tombe amoureux du marin qui bien sur part le même jours pour l’étranger et quand il revient et bien la femme n’est plus la. Mais le complot qui se trame derrière leurs dos est bien vu. On découvre une période de trouble et de misère un peu spéciale et la crise de l’après guerre.
Bref, c’est une BD tout a fait honorable qui bien que peu originale tire son épingle du jeu grâce a un travail conséquent et un résultat tout à fait réussi pour un premier tome.
Une petite histoire qui deviendra peut être une belle épopée…