L'idée de départ du livre est bonne: une rivalité qui se traduit par une vérité géographique.
D'ailleurs, l'ouvrage est agréable, les bagarres bien amenées, les différences bien campées.
Entre les gaulois de base, le traître et les deux tourtereaux, c'est sûr, il ne s'agit pas du même traitement graphique.
Moins réussis, par contre, l'intervention de nos 3 héros Astérix, Obélix et Assurancetourix pour aider le village divisé, qui reste bien basique, et certaines scènes qui m'ont semblé mauvaises (avec une prime aux romains transformés en grosses boules).
C'est sûr, déjà, la suite de Goscinny est dure à prendre, et tenir la longueur le temps d'un album est bien plus ardu qu'enchaîner des scènes aux suites très prévisibles
Côté rire, je n'ai pas non plus trouvé mon compte, j'ai dû me contenter de la catégorie "sous-rire".
Pas de doute, cet ouvrage marque le début d'un recul en qualité pour Astérix, qui, je me plais à le redire, durera tant que Goscinny sera mort.
Et, côté résurrection, il n'y a pas eu de nouveau depuis des lustres...
Un tome qui mérite pour moi tout juste la moyenne. Le dessin est forcément égal à lui-même et c'est bien là le seul point très positif de cette histoire d'Astérix. Tout d'abord, on présente un village, traversé de part en part par un fossé, dont on ne connaît pas l'origine. On pourrait l'expliquer par un torrent asséché, ou bien par un phénomène sismique, mais le côté géométrique de ce fossé aux bords bien droits ainsi que le fait qu'il s'arrête aux limites du village tendent à réfuter ces explications. Bref, il y a un fossé dans ce village, et nous pauvre lecteur, on doit le prendre tel quel.
J'ai moyennement aimé le personnage de Acidenitrix : je ne comprends toujours pas les raisons de son graphisme, sauf à justifier quelques jeux de mots douteux sur son aspect et son odeur de hareng (une private joke que je n'ai pas comprise, pour ma part).
La couverture montre en arrière plan une scène censée rappeler Roméo et Juliette. Malheureusement, je trouve que ce filon est sous exploité.
Enfin je trouve un peu dommage qu'une bonne partie de l'histoire repose sur des hasards: Panomarix oublie une fiole d'une potion quelconque, qui comme par hasard produit des effets grotesques lorsqu'elle est alliée à de la potion magique. Et comme par hasard, ce sont les romains qui en font le frais.
Bref un album à posséder pour compléter une collection, mais certainement pas un must de la série...
Vingt-cinquième album , mais surtout premier sans Gosinny, d’Astérix. On sent tout de suite que le maître n’est plus là (impression qui se fera sentir aussi avec Lucky Luke). Uderzo signe pourtant là un bon album (comme le sera par exemple : Le magot des Dalton). Les références sont nombreuses comme celle à Roméo et Juliette. Le village coupé en deux par un fossé est lui une référence au mur de Berlin (ce qui est amusant c’est qu’à la sortie de l’album certain y ont vu une matérialisation de la France coupée en deux avec d’un côté ceux qui voteraient Giscard et de l’autre ceux qui voteraient Mitterrand).
Le dessin d »Uderzo est toujours aussi bon, mais le scénario est moins bon qu’un Gosinny. Panoramix, à un moment, nous apparaît maladroit. Il soigne un légionnaire avec une de ses potions mais l’oublie au pied de ce même légionnaire et s’inquiété bien des pages plus tard de l’avoir perdu. L’album reste tout de même assez bon et il ne faut pas oublier que c’est la première fois qu’Uderzo fait tout sans Goscinny. Par la suite il montrera le meilleur (Le fils d’Astérix, Astérix chez Rahazade) comme le pire (Le ciel lui tombe sur la tête).
Un album un ton en-dessous... sûrement parce que Goscinny n'est plus là.
Pourtant, l'ensemble reste assez drôle dans ce remake de Romeo et Juliette, mais les situations manquent de liant. Il ne semble pas y avoir de véritable scénario et on a plus l'impression de voir une suite de gags plus ou moins drôles selon les cas.
Le dessin est toujours très bon et accompagne parfaitement notre lecture.
Pas le meilleur album fait par Uderzo ... mais ce qui est sûr, c'est que c'est pas le pire !!!
C'est à partir de la mort de Goscinny que les tomes d'Astérix et Obélix on été les moins intéressants, car Uderzo n'arrivait pas a remettre l'ambiance ripailleuse des gaulois. Seuls les dessins sont sympas, et l’histoire ressemble fort a « Roméo et Juliette », notre Uderzo devait être en manque d’inspiration.
Par contre les dessins sont toujours les mêmes avec, encore, heureusement, ces petites pointes d’humour qui rend la lecture agréable, mais Uderzo ne peut arriver à faire un tome aussi réussi que les antécédents sans son collaborateur. Donc décevant mais bien fait pour un premier tome en solo.
Quand j'étais plus petite, cet album-ci faisait partie des albums de la série que j'aimais le moins.... Et ça n'a pas tellement changé avec le temps en fait.
Comme pour "les Lauriers de César", c'est à l'histoire même que je n'accroche pas tellement. Elle m'intéresse moins. Après, comme toujours les personnages sont bons, la guerre entre les deux chefs par exemple, ou le traître de l'histoire etc... Y a du potentiel, c'est sûr.
Situations bonnes, personnages drôles, histoire rythmée, mais ça m'emballe moins, allez savoir pourquoi... Là c'est tout bonnement une question de goût, de sensibilité envers l'histoire...
Le trait d'Uderzo s'affine encore un peu plus, jusqu'à être vraiment très beau, on ne s'en lasse pas, c'est un régal pour les yeux.