Goscinny semble avoir mis en place un nouveau rythme dans les aventures d’Astérix : il alterne les albums ayant pour cadre le village et ceux ou se déroulent les grands voyages.
Dans cet album il dénonce la modernité qui se fait au détriment de la nature. En cela, il se sert très bien d’Idéfix qui ne cesse de pleurer quand on abat un arbre. Il évoque aussi la concurrence (voir le nombre de magasins d’Antiquité et de poissonneries se multiplier dans le village) et les thèmes de l’offre et de la demande (on compare le prix du poisson à Rome avec celui du village)
Il met également en scène Guy Lux en présentateur des jeux du cirque (très bonne place pour l’un des présentateurs d’Intervilles, entre autre).
Astérix est comme toujours très rusé. Il fournit de la potion magique au esclave, et c’est lui trouve la solution pour faire partir les romains. Obélix est lui très drôle surtout quand il fait le gaulois enragé. Il y’a de nombreuses scènes amusantes, et les répliques fonctionnent très bien (« Il est interdit de marcher sur la pelouse » « Premièrement, je ne marche pas sur la pelouse »).
Un très bel album qui prouve que la série atteint une grande maturité. Le scénario évoque l’arrivée du modernisme dans le « petit monde » d’Astérix. César demande à un architecte Anglaigus de construire un ensemble immobilier autour du village gaulois. Il espère, de ce fait, provoquer la domestication et la romanisation des irréductibles Gaulois.
Cette situation entraîne des passages tout à fait drôles. Ainsi, le prix du poisson augmente, comme celui des objets du forgeron. Cela est du à l’arrivée dans le village des Romains, habitant le « Domaine des Dieux », qui provoquent de l’inflation. Finalement, une fois n’est pas coutume c’est Assurancetourix qui va permettre de résoudre les péripéties. La fin de l’album est assez étonnante car Astérix et Panoramix ont une réflexion sur le temps qui passe qui peut laisser penser à une forme de refus du progrès. Mais cette réflexion a surtout un petit côté nostalgique peu vu dans les albums.
On notera de manière anecdotique la présence de Guy Lux en présentateur de jeu du cirque et le fait que, pour une fois ; Assurancetourix fait parti du banquet final et n’est pas bâillonné.
Un album sympathique, mais qui au final, manque un peu de rythme.
Bon ... en même temps, c'est le 17e album donc l'inspiration peut baisser un peu. Alors oui ... on est loin des meilleurs "Asterix", mais il n'en reste pas moins un plaisir de lecture intact.
Les gags sont drôles, les personnages aussi. Les revendications sociales des esclaves et des légionnaires sont particulièrement réussies.
Le dessin est toujours aussi beau avec des couleurs de meiux en mieux choisies.
Un très bon album que celui-ci !
Outre les dessins toujours aussi bons, et l'histoire en elle-même très sympa, il y a une succession de situation et de personnages qui font que cet album est bien marrant.
Par exemple, l'architecte Anglaigus est excellent je trouve. Le pauvre centurion et ses légionnaires, c'est assez drôle aussi.
Ce qui fait que au final, même si l'histoire à la base, n'est pas la plus originale de la série, le rythme est bon, on ne s'ennuie pas, bref, tous les ingrédients sont là, pour nous donner encore et toujours une bonne aventure d'Astérix (et Obélix).