Désolé pour Jean Loup et son 3/5 mais contrairement à ce qu'il pense j'estime que "le diable dans la boite" est l'un des meilleurs opus de la série Hellboy,si ce n'est le meilleur.
Comme toujours le graphisme est exquis ,et Mignola est un génie.Remarquez ce trait faussement hésitant qui cache une totale et experte maitrise du tracé. Profondeur, ombre, lumière, décors exquis, graphiquement tout y est et plus encore.
Côté scénario, là où "Histoires Bizarres" m'avait laissé sur ma faim(normal puisque Mignola était absent du casting puisque Guest Star Consacrée), "Le diable dans la boite" et tous les autres tomes (notamment "le cercueil enchainée") offre une superbe réflexion sur le possible,l'impossible, la destinée, les luttes de pouvoir, les divinations, l'obscurantisme, le réel, l'irréel, le paranormal, dieu, le diable et les hommes. Sans oublier la tolérance (remarquez qu'aucun protagoniste de la série ne réagi face au démon rouge en imperméable à la Columbo... serait-ce le début de la tolérance, du rejet des différences ?), l'action, l'intrigue et l'irrationnel.
Tout est rassembler dans Hellboy pour passer des moments extraordinaires et inoubliables.
5/5 sans hésitation !!!
Ah. L'album est sacrément bien noté par mes prédécesseurs qui jugent "Le diable dans la boîte" en chef d'oeuvre. Endossons donc les oripeaux du trublion et replaçons ce volume dans son contexte.
Hellboy est une série qui a très bonne réputation. Loin de moi l'idée de dire que c'est injustifié. Je pourrais même ajouter ma voix au concert des louanges sur le trait de Mignola : fin, épuré, élégant, original, le graphisme de Hellboy a de quoi séduire les lecteurs exigeants que le trait moins novateur d'autres comics rebuterait. Mignola possède un style immédiatement identifiable, ce qui est un plus dans un univers des comics où bien des dessinateurs paraissent interchangeables (pas tous, mais je simplifie...).
Oui, mais.
Egalement aux commandes du scénario, Mignola livre une intrigue bien mince qui laisse perplexe.
Certes, il se dégage une ambiance séduisante de cette vieille maison sortie de l'imagination de Poe, et le ton paranormal est très intéressant puisqu'il n'est pas si courant dans le genre. Mais si ces qualités valent certainement pour la série dans son ensemble (que je connais encore peu, à ce stade), "Le diable dans la boîte" est par ailleurs trop léger dans son scénario. La confrontation avec le vilain fait franchement old school, dans la veine "épisode où le gentil et le méchant se battent mais le gentil gagne à la fin". Plus un seul des nouveaux comics ne se permet de s'adonner à ces raccourcis simplistes. Je suis donc assez déçu par le manque de profondeur et d'ambition du scénario à l'heure où les Miller, Moore et autres Bendis ont donné aux comics leurs lettres de noblesse.
L'album a donc des qualités, mais aussi des défauts et il me paraît démesuré de lui accorder une note de 4,67/5 (ce qui ne sera plus le cas après ma chronique...). Ne serait-ce que pour éviter à de futurs lecteurs d'être franchement déçus par ce titre et de ne pas chercher à en lire d'autres. Ce Hellboy-là est moyen ; sans doute y en a-t-il qui sont plus réussis.
Je l'ai découvert il n'y a pas longtemps, aujourd'hui j'ai tous les tomes. Cependant Blacksad de Juan Guarnido reste ma BD fêtiche, mais qui sait avec le temps elle sera sans doute détronnée.
Que dire de plus que de l'acheter, je l'ai montré à un pote, ça a été le coup de foudre, lui aussi je crois va se faire la collec' entière...
le premier cartonné delcourt d'Hellboy que je me suis acheté; n'étant pas la première histoire d'Hellboy, on entre dans l'histoire par la petite porte et on assiste à des actes qui ne prennent leur sens qu'à travers la lecture des autres histoires de notre diable rouge, mais le charme des dessins finements découpés dans les masses de noir et les couleurs particulièrement bien vues suffisent à nous charmer complêtement.
Mignola, seul au scenario, se suffit à lui même et on est impatient de découvrir tenants et aboutissants de ce conte magique.