C'est vrai, le scénario n'est pas parmi les meilleurs.
C'est assez prévisible et très cadré (logique ?) autour des JO.
Cependant, les jeux de mots (discipline olympique sous Goscinny) rehaussent bien des planches.
Les romains valent le déplacement, les pirates ne manquent pas à l'appel.
Il y a assez peu de mouvement et ça manque sans doute un peu d'action et de vie.
Les personnages s'interrogent beaucoup, par contre. Ça offre un tome particulier, différent, où le rire est au rendez-vous (les frangins de Rhodes me font craquer à chaque fois, de même que les supporters dans les tribunes).
Je dirais donc que ce tome est un tome plus axé texte qu'action, ce qui me convient encore.
C'est un peu à part dans la production (et un peu surprenant étant donné le thème de départ).
Mais c'est un bon livre, prometteur d'un bon moment de distraction et d'humour.
(PS: J'ai acheté, afin de compléter ma série, le tome de "la grande collection" qui venait de sortir.
Surprise: les lecteurs n'ont pas droit, sur ce tome au cahier spécial de la fin. Déjà la fin d'un beau travail ? Dommage).
Goscinny s'empare des jeux Olympiques dans ce 12ème album. Il emmène nos héros dans le monde grec, et exceptionnellement, tout le village suit (Agecanonix, fait d'ailleurs sa première apparition). Cela permet à Uderzo de faire de sublimes dessins sur les cités grecques d'Athènes et d'Olympie. On se sentirait presque en Grèce.
Le scénario de Goscinny est très bon, et l'auteur ose aborder le thème du dopage (mais il ne va pas à fond dans le sujet). Cependant , je trouve sa chute d'un niveau inférieur. Astérix et Panoramix m'ont déçu dans leur manière de faire tricher les athlètes, et seul Obélix nous apparaît sympathique.
Il n'en demeure que cet album nous donne pas mal d'information sur la culture grecque et que Uderzo a sut très bien reconstituer la Grèce antique (superbe statue de la déesse Athéna).
Album dont l’intérêt principal est d’envoyer tout le village gaulois en Grèce pour assister aux Jeux Olympiques et voir Astérix y participer. Les auteurs mettent en avant le côté chauvin des Gaulois vis-à-vis des Romains. Cela donne lieu à des moments particulièrement drôles, comme lors de la course à pied d’Astérix.
D’ailleurs, les auteurs posent la question morale de l’utilisation du dopage dans le sport, Les Gaulois décidant, finalement, de ne pas utiliser la potion magique dans les épreuves. C’est par une ruse que Panoramix et Astérix réussiront à triompher.
Pour la première fois, les auteurs emmènent tout le village à l’étranger et cela est particulièrement audacieux. Dans les autres voyages, seul Astérix, Obélix ou Panoramix (plus rarement Assurancetourix ou Abraracourcix) participaient à l’aventure. Goscinny en profite donc pour approfondir le caractère de personnages comme Agecanonix, le doyen toujours intéressé par les jolies femmes, ou celui de Cétautomatix le forgeron. Le voyage en bateau est un morceau d’anthologie.
Au dessin, Uderzo fait un travail de reconstitution historique exemplaire : statue de Zeus à Olympie, Acropole à Athènes, statue d’Athéna Nikée. On notera enfin que l’album est sorti en 1968 : année olympique.
Pas du tout d'accord avec les avis précédents ... ce tome, pour ma part, est très moyen.
Je vais commencer par parler du dessin, qui, comme d'habitude avec Uderzo, est très réussi, malgré des couleurs un peu fades.
Par contre, c'est au niveau du scénario et de l'humour que c'est moins réussi : les gags sont beaucoup moins nombreux et m'ont à peine arrachés quelques sourires.
De plus, j'ai détesté le message final où nos amis Gaulois "trichent" en obligeant les Romains à se doper, même si'ils leur remettent la palme à la fin !!!! C'est pas très "fair-play".
Restent quelques blagues sympas sur les Grecs (mais pas assez ... la culture grecque n'a pas été assez exploitée à mon sens).
Cet album ne figure peut-être pas parmi mes préférés, mais c'est quand même un bon album, encore une fois.
Question graphismes, c'est ok, comme d'habitude.
L'histoire est bien marrante, impeccable, et prenante. Bref, c'est un album d'Astérix plutôt "banal". Il n'y a rien de mauvais, ça c'est sûr, mais il n'y a rien de vraiment exceptionnel non plus...