Dans le monde de la BD, il y a certains incontournables. Que cela soit en tant que tome, série, scénariste ou encore en tant que dessinateur.
Bilal fait parti de ces auteurs, scénariste et dessinateur, artiste complet et accompli, pionnier qui a permis à la BD d'acquérir ses lettres de noblesses.
Je me devais donc un jour de lire ces œuvres afin de mieux comprendre en quoi il fut novateur et différent des autres.
Sa trilogie Nikopol est celle qui a inspiré le film 'immortel (Ad Vitam)', je me suis dit que ce serait un bon début que de commencer par là.
Le première chose marquante quand on ouvre un album de Bilal, c'est sans conteste le dessin.
Celui-ci est très personnel. Il n'y a pas deux dessinateurs ayant ce style là. Reconnaissable au premier coup d'œil.
Le trait n'est pas forcément très sûr, pas forcément très précis, mais tous ses légers défauts lui confère la vie qui manque à d'autres albums. Les couleurs, sûrement à la peinture, ne sont pas uniformes et ajoute encore au réalisme de ses dessins. De plus, ce décalage, toutes ces imprécisions, ces imperfections donnent corps avec encore plus de poids au monde futuro-décadent imaginé par Bilal. Personnellement je m'y suis très vite habitué et plus que ça, j'adore.
Coté scénario, ça oscille entre la très traditionnelle science fiction et l'inspiration de l'imaginaire assez puissante.
Il ne faut pas oublier que cette BD est sortie en 1980 ! Une éternité presque dans le monde de la BD. En tout cas, Bilal fait forcément parti des précurseurs. Malgré cela, cette œuvre n'a rien perdu. Contrairement à d'autres BDs qui ont perdu en superbe tant au niveau scénario que Graphismes, ici on dirait une BD récente. Bilal a réussi par son style unique à créer une BD immortelle, bloquée dans son continuum espace-temps.
On rentre rapidement dans l'histoire, les personnages malgré tout restent assez distants, difficile pour ma part de m'attacher réellement à Nikopol. J'ai bien fait me dis-je à la fin de l'histoire.
Ce tome, premier d'une trilogie réussit de se suffire à lui-même tout en ouvrant la porte aux deux tomes suivants. Lui seul, on n'est pas perdu, la fin pourrait très bien clore cette histoire sans plus de questions. Toute l'ingéniosité de Bilal étant dans cette opposition.
Et puis le pessimisme ambiant, la noirceur de cet univers, contrebalancé par les couleurs ridicules imposées par la gente au pouvoir fonctionne, les rebondissements sont bien amenés et nous permette à tout moment de nous raccrocher à tous les indices disséminés de ci de là. Un scénario construit intelligemment.
ce premier tome est vraiment très bien ! On se trouve au beau milieu de Paris en période de dictature.... Paris et alors rempli de crasse et de misère... Le graphisme est particulièrement troublant sur ce sujet....
Malgré tout ca... Il y a quand même quelques faiblesses au niveau du scenario... En effet, La pyramide des dieux égyptiens est venue pour un plein de carburant... pas très original.... mais bien sûr cela n'empêche pas que vous devez absolument lire cette Bd !!!
Enorme que ce 1er tome absolument fabuleux. Pour moi, LE chef d'oeuvre incontestable de la SF "adulte" en Bd (il ya d'autres série presque aussi bien (aldébaran, Le cycle de cyann, etc.) mais qui n'atteingnent pas une telle profondeur...) . On est plus trop dans le domaine strictement bd mais de l'Art universel.
Les dessins sont merveilleux (et pour ne pas employer d'autres qualificatifs), l'histoire est très originale encore..en 2005...et même pourra-t-on dire qu'elle est visionnaire sur beaucoup de points. Les personnages ont tous leur propre vécu si bien qu'on pourrait faire un tome consacré uniquement sur le passé de chaque personnage (certains comme le duo sfar/trondheim ont franchi le pas avec beaucoup moins de matière...), ce qui ajoute beaucoup de profondeur.
Reste cette mélancolie poétique qui nous poursuit longtemps après la lecture... Que dire de cette violence, de cet univers dictatorial littéralement oppressant et qui n'est pourtant pas dénué aussi bien d'humour que d'amour. Les autres tomes sont un ton en dessous je trouve et rentre beaucoup plus dans l'abstraction des sentiments et des émotions.
Un excellent Bilal, tant par le dessin que par le scénario. De nombreux réalisateurs se serviront des idées de base et des décors, notament bien sûr "Immortel", mais aussi je pense "Le cinquième élément", et "Stargate" pour la pyramide volante. Le scénario est un petit bijou d'originalité, ne serait-ce que de voir des dieux Egyptiens jouer au Monopoly.
Les quelques faiblesses du scénario (la pyramide s'est arrétée sur Terre pour faire le plein d'essence) sont très bien rattrapées par l'intrigue générale. Et puis surtout, contrairement aux opus qui vont suivre, le scénario est clair et compréhensible de bout en bout. Les coups de théatre sont logiques, innatendus, et cadrent parfaitement avec le sujet.
Et puis, au-delà de l'histoire d'Alcide Nikopol, c'est celle d'Horus qui nous passionne, Dieu révolté parmi les siens. On a hate de savoir comment se terminera son affrontement avec le couple Bast-Anubis .... Tout un programme.
Espérons que Bilal ne prédit pas l'avenir, parce-que ça n'est pas bien rose tout ça.
D'ailleurs, cette course aux élections me rappelle ce qui se passe aux USA en ce moment.. ou plutôt ce qui vient de s'y passé (Bush réélu... connerie va !).
Mais en fait il s'agirait plutôt du passé retranscrit dans un futur proche. En tout cas Bilal dénonce ici le pouvoir des hommes politiques et surtout des dictateurs (Mussolini, Hitler...), à travers Nikopol, cet homme congelé pendant 30 ans et qui se retrouve en peine dictature où le peuple parisien est divisé en deux camps.
La façon qu'a Bilal de raconter cette situation est très réaliste même si elle fait intervenir des dieux et toutes sortes d'être hybrides.
Le dessin de Bilal est encore loin de ses derniers albums (32 décembre). Il est un peu plat et sans grande vie, mais il y a des qualités incontestables. Mais heureusement que Bilal a évolué depuis, il a su exploité d'autres techniques qu'il a réussi mettre en évidence et au service de ses histoires.
Un classique, d'une beauté inégalable dans le style, où l'on s'immerge totalement dans le monde futuriste que nous a proposé l'auteur qui maîtrise son histoire du début jusqu'a la fin.
Une pure merveille à (re)découvrir et qui n'a pas pris une seule ride depuis sa création !
Le premier tome d’une trilogie remarquable d’originalité et de créativité…
Dans ce tome, Bilal nous offre un scénario des plus soignés et travaillés… Une intrigue politique dans laquelle intervient des dieux, dont un parano, un humain en hibernation depuis 30 ans et son fils du même lui ressemblant trait pour trait… Voilà une histoire comme on les aime et comme Bilal en a le secret…
Graphiquement, Bilal, on aime ou on n’aime pas. Mais même sans en être fou, il faut reconnaître que le style Bilal, plutôt triste et angoissant est parfait pour dépeindre ce futur plus que sombre…
Un album hors norme, premier d’une trilogie qui l’est tout autant…